Jamais le Gabon n’avait eu un gouffre aussi profond que son équipe nationale de football. Choyées par le président Ali Bongo Ondimba qui en avait presque fait son équipe de football privée, les Panthères du Gabon n’ont cessé d’engloutir des milliards pour un résultat complètement nul. En effet, cette bande de bras cassés qui a profité des moyens de l’État gabonais (l’argent du contribuable) n’a montré aucune volonté de remporter la Coupe d’Afrique des Nations : aucune finale de cette compétition et encore moins l’ombre d’une coupe.
L’argent investi dans cette équipe aurait pu servir à la construction des écoles ou à payer les rappels des fonctionnaires. Au lieu de cela, les dirigeants du pays, à la recherche de leur jeunesse perdue ou de la célébrité par procuration, ont mis en avant le divertissement pendant que des milliers de Gabonais crevaient de faim.
Comment comprendre cette obstination à organiser une Coupe d’Afrique des Nations au Gabon quand l’équipe nationale n’est même pas capable d’atteindre une demi-finale ? Ce caprice a coûté très cher aux Gabonais qui ont du mal à s’offrir trois repas par jour. On se souvient encore de cette CAN 2012 du paraître. Les billets étaient distribués dans de nombreux carrefours avec 5000 FCFA pour aller remplir le stade et donner l’impression que le pays était une nation de football. Un de mes voisins a pris son billet et ses 5000 FCFA au carrefour Awendjé, puis est tranquillement rentré chez lui au lieu de se rendre au stade. En somme, les dirigeants gabonais qui ont organisé la CAN ont eux-mêmes acheté les billets et les ont distribués à des carrefours pour remplir le stade. D’où sortait tout cet argent ?
Aujourd’hui, notre équipe de bras cassés se rend en Côte d’Ivoire pour remporter ou perdre un match inutile. Les Gabonais jubilent. Au pays de la distraction et du paraître, on s’emballe très vite pour des futilités. Avec tout l’argent dépensé pour cette équipe, le pays aurait quand même pu avoir une finale de la CAN ! Rien ! Même pas l’ombre d’une finale. Et comme les Gabonais se contentent de très peu, ils ont dû se contenter de cette phrase absurde que l’on a retrouvée sur toutes les lèvres : « Boupendza n’était pas hors jeu. » Autrement dit, si Boupendza n’avait pas été sifflé « injustement » pour le hors jeu, le Gabon aurait gagné la CAN, la Coupe du Monde, et même la Coupe intergalactique. Voilà ! C’est ainsi que nous dépensons l’argent du pays quand les Gabonais ont faim.


La présence de Pierre-Emerick Aubameyang dans cette équipe n’apporte rien de concret : avec ou sans Aubameyang, le résultat est le même. L’équipe patauge dans la médiocrité. C’est le savant fou Eddy Malou qui avait raison quand il parlait du football : « Vous allez continuer à nous emmener dans les futilités que je n’aime pas. Football, ça ne donne rien. » Et quand quelque chose ne donne rien. Il faut réinvestir l’argent dépensé pour cette futilité dans des domaines importants comme la santé et l’éducation des Gabonais. Notre savant fou ajoutait : « Vous ne vous gênez même pas de parler de football. Maintenant, il y a la crise… vous allez parler de football. Vous ne voyez pas que c’est une forte déviation ? » Le pauvre Eddy ! S’il venait au Gabon, sa folie serait incommensurable, car ce pays a l’art de rendre les gens fous.
Désormais, nous vous parlerons comme-ça tant que vous ne ramenez pas de coupe au pays. N’importe laquelle. Même la coupe des plus grands fêtards de la planète. Peu importe… du moment que c’est une coupe. L’argent du contribuable gabonais aura au moins servi à quelque chose.

Quant à la Fédération Gabonaise de Football, nous y reviendrons. Pour l’instant, elle ferait mieux de régler les scandales de pédophilie qui gangrènent son environnement. Il faudrait reprendre les enquêtes amorcées par Romain Molina afin de faire la lumière sur cette question des violences sexuelles sur les jeunes footballeurs gabonais. Nous voulons la liste complète des pédophiles qui polluent la Fédération Gabonaise de Football afin que l’on ne parle plus jamais de « la présence d’esprit » dans ce pays.

Je ne vous souhaite pas bonne chance ! Ça ne sert à rien et ça n’a jamais servi à rien. Allez vous reposer 5 ou 10 ans et laissez les Gabonais utiliser l’argent des compétitions pour construire des salles de classe, des hôpitaux, et recruter des enseignants ainsi que des infirmières. Vous pouvez aussi laisser la place à une nouvelle génération de footballeurs.
Je vais terminer par une question innocente et chacun pourra répondre. Est-ce qu’il y a encore des enfants de makayas à l’équipe nationale de football du Gabon ? J’ai bien dit une question innocente.
Je m’arrête ici. On va encore dire que N’zassy parle trop.


