Ce vendredi 12 avril 2024 au Lycée d’État Charles MEFANE, les enseignants de français du bassin pédagogique du Moyen-Ogooué ont rencontré leurs encadreurs pédagogiques pour échanger sur les questions qui soulèvent régulièrement de vives inquiétudes auprès des élèves du second cycle. Mesdames les inspectrices, Marie Léa BINDANG BI ONDO, Judith AVORE EMANE et Marcelle Joëlle RAWAMBIAS ont donc tenu une animation pédagogique sur les « les structures et stratégies argumentatives ».
Cette animation répond aux desiderata du ministère de l’Éducation nationale qui œuvre aujourd’hui pour une redynamisation du secteur éducatif gabonais, notamment inspirée par la volonté des autorités de la Transition. Les nouvelles autorités écoutent d’une oreille attentive les préoccupations des acteurs de l’éducation. C’est dans cet élan que les inspectrices sont revenues sur ces deux notions qui ne manquent pas de soulever des controverses et débats d’écoles.

Avant tout, les encadreurs pédagogiques ont ouvert la séance sur un atelier. Celui-ci avait pour but de voir comment chacun des participants enseignait ces deux notions et dégager des outils d’enseignement susceptibles d’améliorer les cours des participants sur ces questions. En effet, certaines pratiques de classe peuvent expliquer la confusion qui règne dans l’esprit de bon nombre d’élèves face à ces points subtils du cours de français au second cycle. C’est donc avec deux corpus très éloquents que les professeurs de français du Moyen-Ogooué ont travaillé sur « les structures et stratégies argumentatives », deux points très sensibles du texte argumentatif (sujet de type 1 au baccalauréat).
Six groupes ont rendu les conclusions de leurs travaux en plénière. Deux approches ont permis de construire des outils d’enseignement. Pour madame Judith AVORE EMANE, l’objectif a été atteint puisqu’il s’agissait de « construire des outils d’enseignement ». Il s’agissait en effet de construire un outil qui permettra aux enseignants de transmettre le cours sur les structures et les stratégies argumentatives.
Cette initiative se fonde sur un constat : le taux d’échecs au baccalauréat au sujet du texte argumentatif. Il faut avouer que cet exercice du baccalauréat crée de nombreux naufragés. Les apprenants qui choisissent cet exercice peinent souvent à maîtriser les stratégies et les structures argumentatives : deux notions qui signent parfois leur arrêt de mort. À partir des outils d’enseignement créés en atelier, on peut espérer que la confusion qu’il y a entre les stratégies argumentatives et les structures argumentatives sera définitivement gommée.
Au titre des recommandations, les inspectrices ont manifesté leur désir de voir les enseignants du bassin pédagogique travailler entre eux. Les chefs de département sont invités à poursuivre cette mutualisation des savoirs en vue d’un enrichissement mutuel des professeurs de français du Moyen-Ogooué.


























