Arrivées dans la ville du Grand Blanc de Lambaréné pour travailler avec les enseignants de ce bassin pédagogique, les inspectrices du département de français ont initié une animation pédagogique le vendredi 5 avril 2024 au Lycée d’État Charles Mefane. Cette rencontre portait sur « l’argumention en 4e/3e ». Constitués en atelier par groupe de quatre, les enseignants ont été invités à examiner ce sujet qui pose souvent des problèmes aux apprenants. C’était l’occasion pour chaque enseignant de confronter ses pratiques de classe à celles des autres.


Le travail préparatoire en atelier s’est soldé par une plénière qui a permis de mutualiser les connaissances autour du sujet d’expression écrite de type 3 du BEPC. Sous la direction des inspectrices, les participants ont rendu les conclusions des différents ateliers. D’une part, il était question de trouver des stratégies susceptibles de transmettre optimalement le cours sur l’argumentation en 4e et en 3e. D’autre part, les inspectrices ont permis de dissiper les confusions qui altèrent cet exercice choisi par certains candidats à l’examen.
Les inspectrices ont donné la parole aux enseignants afin que ces derniers expriment leurs difficultés quant à l’exécution de ce cours. Les professeurs n’ont pas manqué de soulever certains points.



Le premier point soulevé par les soldats de la craie était la place de l’exercice dans le programme scolaire. En classe de troisième, l’argumentation est enseignée au troisième trimestre. Or, ce trimestre est le plus court. Et le sujet de type trois nécessite un nombre important de cours. L’étroitesse du trimestre et la pléiade de cours sur l’argumentation constituent des difficultés majeures dans l’exécution de ce cours. On peut d’ailleurs se demander s’il n’est pas judicieux pour la tutelle de ramener cet exercice au premier trimestre ou au deuxième.
Les enseignants ont par ailleurs souligné les difficultés relatives aux heures de français au premier cycle qui sont ramenées à quatre heures dans bon nombre d’établissements. Comment travailler sereinement quand il faut parfois sacrifier une ou deux rubriques par semaine ? Rappelons qu’au titre des rubriques, nous retrouvons la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire, l’orthographe, l’expression écrite et l’expression orale.




En outre, les enseignants sont revenus sur le nombre d’heures accordé à cet exercice pendant l’examen du BEPC. En effet, l’argumentation nécessite plusieurs étapes : une introduction, un développement et une conclusion. Les apprenants n’ont qu’une heure pour traiter le sujet. Pourtant, les élèves de seconde disposent davantage de temps pour réfuter ou étayer une thèse. Qu’est-ce qui explique alors qu’un élève de troisième soit obligé de faire cet exercice en une heure pendant le BEPC ? Ne faudrait-il pas ajouter une heure supplémentaire au candidat qui choisirait le sujet de type 3 de l’expression écrite au BEPC ?

Les inspectrices ont répondu aux différentes préoccupations des enseignants. Les échanges ont été instructifs. Les encadreurs ont insisté sur la programmation hebdomadaire des activités pédagogiques pour une meilleure prise en charge des classes assignées à chacun. C’était une belle occasion pour les enseignants de communier avec les doyennes de la discipline. Pour mesdames Marie Léa BINDANG BI ONDO, Judith AVORE EMANE et Marcelle Joëlle RAWAMBIAS, le rendez-vous a été pris pour le vendredi 12 avril dans la perspective d’une nouvelle rencontre riche d’enseignements.
Cette rencontre a pu se tenir grâce à l’accueil chaleureux de madame Eliane MAGOUGA épse MINKO NKOUNDI, proviseur du Lycée d’État Charles MEFANE.



