C’est peut-être le moment de se poser les bonnes questions. En effet, nous pouvons par exemple nous demander si le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ne devrait pas tout simplement changer de conseillers. Comment peut-on commettre une erreur aussi grossière ? Est-il seulement possible de parler de la société civile sans parler de monsieur Jean Rémy Yama ? C’est impossible ! Ce monsieur est la société civile personnifiée. Alors, comment expliquer son absence dans la première liste des sénateurs et députés de la transition gabonaise ?

Depuis le coup d’État du 30 août 2023, des erreurs se multiplient exponentiellement au sein du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Toutes ces maladresses déteignent considérablement l’action du CTRI. Qui est à l’origine de ces erreurs ? Qui a décidé d’écarter Jean Rémy Yama des institutions parlementaires de la transition ?

Cette action d’isolement de l’un des éminents membres de la société civile nous démontre que les ennemis de la Nation n’ont pas été définitivement écartés de la classe politique gabonaise. Ils sont là, tapis dans l’ombre, quelque part entre les fissures de la présidence ; recroquevillés dans les coulisses du Bord de Mer. Ils sont là, prêts, attendant le bon moment pour bondir sur le peuple gabonais comme des panthères faméliques. Que le CTRI ouvre les yeux. Ceux qui disent que le chien ne change jamais sa façon de s’asseoir n’ont pas tort. Que le président de la transition retienne que tous ceux qui lui ont conseillé d’écarter monsieur Jean Rémy Yama seront les mêmes qui le poignarderont dans le dos.

La population gabonaise n’a pas l’intention de revenir sous l’ère Ali Bongo Ondimba. Elle est sortie contre le système Bongo en 2009 et en 2016. Elle n’a pas l’intention de se laisser voler cette liberté acquise grâce à la clairvoyance de son armée. 

Nous ne terminerons pas notre propos sans féliciter Elza-Ritchuelle Boukandou pour sa nomination comme député de la transition. Le Gabon a besoin d’une jeunesse forte et consciente. Le CTRI doit valoriser ces jeunes Gabonais et Gabonaises qui se battent au quotidien pour le peuple gabonais. Le CTRI doit valoriser ces jeunes Gabonais et Gabonaises qui ont démontré que la jeunesse gabonaise n’est pas paresseuse, mais simplement jetée à la périphérie de son avenir au profit des étrangers que des Gabonais sans dignité ont décidé d’élever jusqu’au sommet de l’État. Parmi ces jeunes, il faut également citer Armel Ferryse Ndjegou Mickala qui se bat pour l’entrepreneuriat des jeunes gabonais.

Que le CTRI ne se laisse pas distraire par les vuvuzelas du système PDG qui n’a rien apporté de bon dans notre cher pays en 55 ans d’existence ! Que la société civile joue pleinement son rôle sans entrave pour l’avenir du Gabon rêvé par nos ancêtres.