La France a l’art de chercher des problèmes là où il n’y en a pas. En effet, une bande de braqueurs français en col blanc aurait suggéré de transformer les biens mal acquis de la famille Bongo en logements sociaux pour la population française. En français facile… Les politiciens français reprochent aux Bongo d’avoir par exemple acheté une fourchette en France avec l’argent volé au Gabon. Les Français arrachent la fourchette aux Bongo. Au lieu de la remettre ensuite à l’État gabonais, ces Français proposent de donner la fourchette aux petits Français. Résumons… Cela commence par la famille Bongo qui vole les Gabonais. Ensuite, les Français volent les Bongo. À la fin, c’est le peuple gabonais qui a été volé par les Bongo et la France.
On peut bien se demander s’il y a encore des responsables politiques réfléchis et intelligents dans cette France du 21e siècle. La France est décidée à ne pas tirer les leçons de ce qui se passe au Sahel. À vouloir tout gagner, on finit par tout perdre. Elle a exploité une matière précieuse au Niger alors que dans le même temps, ce pays était considéré comme l’un des plus pauvres de la planète. C’est cette prédation incontrôlée qui a causé la perte de la France au Sahel. Pour avoir bonne conscience, elle est obligée d’accuser la Russie, véritable bouc émissaire de la médiocrité française assumée en matière de diplomatie. Ne pouvant expliquer avec cohérence et recul son échec diplomatique, elle dira demain qu’il y a un sentiment anti-français au Gabon, oubliant qu’elle a dérobé les biens des Gabonais volés par la famille Bongo.
Rappelons aux élus français qui envisagent de voler le Gabon en confisquant les biens mal acquis des Bongo au profit des petits Français qu’il s’agit de la sueur et du sang des Gabonais. Il faut leur dire que des enfants, des femmes et des hommes sont morts à cause de ces biens. L’argent qui aurait dû soigner et nourrir les Gabonais se trouve dans ces biens mal acquis. L’argent qui aurait dû éduquer et construire l’avenir de la jeunesse gabonaise se trouve dans ces biens mal acquis. L’argent qui aurait dû bâtir des logements se trouve dans ces biens mal acquis.
Si la France est donc honnête avec elle-même et honnête avec le peuple gabonais, elle sait qu’elle doit rendre ces biens mal acquis à l’État gabonais. Je le répète : à vouloir tout gagner, on finit par tout perdre. La France va peut-être abattre sa dernière carte au Gabon pour une histoire apparemment anodine de biens mal acquis. Espérons que la raison n’a pas définitivement quitté la classe politique française.



Mais où donc sont les avocats de l’Etat gabonais? Et la diaspora gabonaise en France, que fait-elle?
Ce sont des questions qui méritent d’être posées. Pour l’instant, cette question ne semble pas vraiment préoccuper la diaspora gabonaise en France. Et c’est dommage. Des actions peuvent être initiées par cette diaspora pour la restitution de ces biens. Quant aux avocats du Gabon, nous ne savons même pas s’ils existent. Lorsqu’un pays a passé une cinquantaine d’années à défendre les intérêts d’une famille, il faut un élan patriotique pour remettre les choses dans l’ordre.