Après la chute du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023 et la surprenante libération du pays par les forces armées gabonaises, il convient désormais de s’interroger sur le rôle de la franc-maçonnerie au Gabon. Rappelons à toutes fins utiles que monsieur Omar Bongo Ondimba était le Grand Maître de la Grande Loge du Gabon. En 2009, le fils, Ali Bongo Ondimba, a succédé en grande pompe à son père. Qu’est-ce que 14 ans de franc-maçonnerie ont apporté aux Gabonais ? Qu’est-ce que le pays a obtenu avec Ali Bongo Ondimba à la tête de la Grande Loge du Gabon ?
Le nouveau Grand Maître, Ali Bongo Ondimba a montré de quoi il était capable en faisant couler le sang des Gabonais en 2009 et en 2016. Faut-il être un effroyable sanguinaire pour participer au casting de Grand Maître de la Grande Loge du Gabon ? Le Maître sanguinaire de la Grande Loge du Gabon ne s’est pas arrêté en si bon chemin : il a aussi posé la première pierre de la nouvelle forme d’enlèvement. Armel Mouendou et Stempy Love Obame en ont fait les frais. Ces exemples nous montrent que la franc-maçonnerie gabonaise a perdu toute humanité au sens de James Anderson. Aucun franc-maçon n’a dénoncé le comportement ignoble du Grand Maître Ali Bongo à l’issue des élections de 2009 et celle de 2016. A-t-on affaire au schéma classique d’un gang ? En effet, dans un gang, le chef est choisi parmi les plus violents de la bande. Il faut dire que ce dernier s’impose au groupe. Est-ce ainsi qu’il faut comprendre l’intronisation de monsieur Ali Bongo Ondimba dans le rôle de Grand Maître de la Grande Loge du Gabon ? Une chose est certaine : Ali Bongo Ondimba n’est pas le seul franc-maçon qui a joué un rôle capital dans la destruction du pays.
Notons que le crime de sang ne semble pas le seul point fort de certains francs-maçons gabonais. Le crime économique rentre parfaitement dans leurs cordes. Celui qui avait dit que la nouvelle génération de politiciens gabonais volerait avec des tractopelles avait raison. Sous la direction du Grand Maître Ali Bongo Ondimba à la tête de la franc-maçonnerie gabonaise, les détournements de deniers publics ont atteint un record spectaculaire. L’Agence Nationale des Grands Travaux était directement rattachée à la présidence du Grand Maître maçonnique Ali Bongo Ondimba. Dieu seul sait comment les fonds rattachés à cette agence ont été gérés. On espère qu’une enquête sera ouverte par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions afin d’apporter la lumière sur cette affaire.
Si l’équerre et le compas représentent symboliquement les outils de la construction, on a du mal à comprendre le nombre incalculable de destructions que le Grand Maître Ali Bongo Ondimba a opéré durant ses deux mandats présidentiels. En effet, les 14 ans de gestion du Maître maçonnique Ali Bongo Ondimba n’ont apporté que la destruction tous azimuts en dehors de quelques réalisations comme le pont de Port-Gentil. Nous pouvons, à juste titre, nous demander où se trouvaient l’équerre et le compas d’Ali Bongo Ondimba. Nous pouvons, à juste titre, nous demander où étaient les équerres et les compas de ses frères et sœurs francs-maçons occupant des postes de responsabilité dans l’administration gabonaise et dans sa pléiade de gouvernements. Le Stade omnisports Omar Bongo et le campus de l’Université Omar Bongo ont fait les frais de cette destruction du patrimoine national. Dans l’ordre de destruction massive du pays, le système éducatif a eu une part de choix : le maintien des enseignants ENS sans affectation et le refus d’affecter des enseignants recrutés ; le mépris total des enseignants en gelant les intégrations, les titularisations, les avancements ; le projet d’apprentissage de l’homosexualité dans le système éducatif gabonais… La dépravation des mœurs : la dépénalisation de l’homosexualité est une véritable entorse à notre culture et un bel exemple de destruction des valeurs propres à notre pays.
C’est là le bilan du Grand Maître de la Grande Loge du Gabon. Un sage disait que les formules d’Hermès Trismégiste pouvaient s’appliquer à de nombreux domaines. En effet, quand il dit que << ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas >>, on peut se demander si cette attitude du Grand Maître Ali Bongo Ondimba n’est pas aussi celle de ses subalternes. Les disciples ne sont-ils pas à l’image de leur maître ? On est en droit de se poser une telle question quand on sait que le dictateur s’est entouré de ses frères francs-maçons pour une gestion calamiteuse du pays.
La fin du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba présage-t-elle d’une fin misérable pour la franc-maçonnerie gabonaise ? Ce qui est certain, c’est que tout système porte en lui les germes de sa propre destruction. Si les francs-maçons du Gabon continuent de faire la promotion des ténèbres à travers des actes répréhensibles et lugubres de ses membres, ils courent tout droit à leur perte. On ne peut pas en vouloir aux Gabonais qui comparent la franc-maçonnerie gabonaise à l’enfer, car c’est précisément ce que monsieur Ali Bongo Ondimba leur a fait vivre en 14 ans de règne : un véritable enfer.
Faut-il encore avoir un franc-maçon à la tête du Gabon ? Omar Bongo Ondimba n’a pas été un modèle en matière de gouvernance. Son fils, un autre Grand Maître de la Grande Loge du Gabon a fait pire que son père sous le regard passif de nombreux francs-maçons qui ont légitimé ses actions par leur silence. Qui ne dit mot consent. Alors, à quoi peut bien servir un autre franc-maçon à la tête du Gabon ?
En outre, une logique purement tropicalisée voudrait que les chefs d’État africains soient forcément les Grands Maîtres des Loges dans leur pays. Une tropicalisation absurde de la franc-maçonnerie qui n’établit aucun lien pertinent entre le rôle de chef d’État et le degré initiatique d’un membre devenu président. Autrement dit, le président de la République n’est pas forcément le plus avancé sur le chemin de l’initiation pour prendre la tête de la Loge. Pourtant, sous les tropiques, il suffit d’être président de la République pour être nommé Grand Maître d’une Loge. Cela est complètement absurde. Emmanuel Macron est bien le président de la France. Il n’est pas le Grand Maître de la Grande Loge de France. Le nouveau Grand Maître, Thierry Zavéroni, n’est pas le président de la France et encore moins le père d’Emmanuel Macron. De même, Pierre-Marie Adam n’a jamais été président de la République française et n’est pas le père d’Emmanuel Macron. Dès lors, pourquoi cette confusion en Afrique ? Le titre de Grand Maître est-il un gadget ou un jouet pour enfant gâté en Afrique ? Ce titre ne devrait-il pas être le couronnement d’une connaissance spirituelle maîtrisée et d’une connaissance philosophique avérée ? Malheureusement, nous avons le sentiment que n’importe quel étourdi africain peut se parer du titre – devenu folklorique – de Grand Maître.
Rappelons que cette même confusion a également entaché la communauté musulmane du Gabon qui était pressée de faire d’Ali Bongo Ondimba le raïs incontesté. Ce titre ne devrait-il pas être donné à un homme dont la dignité et la probité sont avérées ? À quel moment le pouvoir, l’argent et le culte de la personnalité ont-ils fait leur entrée dans la communauté musulmane ?
La spiritualité et l’argent n’ont jamais fait bon ménage. Il faut peut-être trouver le juste milieu entre les deux ; rechercher cet équilibre si cher au bouddhisme. Aussi longtemps que le culte de la personnalité et l’argent demeureront le leitmotiv de nos institutions spirituelles, un nouveau raïs sanguinaire et nouveau Grand Maître sanguinaire seront désignés.
Il est impérieux que les franc-maçons du Gabon se ressaisissent. Quelle image voulez-vous donner à la nation gabonaise ? La communauté musulmane du Gabon devrait aussi tirer les leçons de cette aventure hasardeuse du culte de la personnalité qui n’honore pas la dignité du musulman.
Nous ne terminerons pas notre propos sans nous interroger sur la pertinence de la présence du Lions Club et celle du Rotary Club dans le développement du Gabon…



Même la FM est à refaire. C’est la FM gabonaise qui a eu cette mauvaise influence sur les anciens dirigeants gabonais. Elle n’a pas sûr qu’elle était truffée d’agents de l’amorce et des champions de catholiques (mini oligarques) au niveau local gabonais.
La vraie FM n’aurait jamais laissé un fidèle de surcroît grand-maitre qui occupe la magistrature suprême d’un pays se transformer en prédateur, voleur sauvage de son pays. La vraie FM aurait développé des projets civilisationnels et illuminé ce petit pays qu’est le Gabon qui aurait rayonné positivement. Ce sont les ennemis de la FM qui ont dirigé la FM gabonais prenant en otage tous les nobles et distingués fidèles.
Il ne faut pas s’attendre à la fin de la FM. QMais plutôt rechercher l’avènement de la véritable FM.
Il y a une différence notable entre celui qui est devenu grand-maitre qui a les cheveux défrisé et une cicatrice sur le front qui très bien travaillé au début pour les intérêts nationaux et son jumeau qu’ils ont ramené sans cheveux défrisé et sans cicatrice sur le front qui a détruit toute l’oeuvre de son prédécesseur qu’ils ont éliminé avant la fin du premier mandat. Ils avaient sa doc, ces ennemis du peuple gabonais.