Depuis la prise du pouvoir au Gabon par l’armée gabonaise et les forces de police nationale, un nettoyage a été lancé par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). De nombreux maillons de la gouvernance d’Ali Bongo sont appelés à répondre de leurs actes. Beaucoup ont essuyé une pléiade de chefs d’accusation. Les Gabonais, exaspérés par l’injustice, ont fini par dresser leurs listes de personnes à condamner. Cela peut se comprendre lorsque l’on a particulièrement vécu une ère d’injustice notoire. C’est dans ce contexte que le nom du célèbre ministre de la Santé d’Ali Bongo, monsieur Guy Patrick Obiang Ndong est cité.
Les Gabonais se souviennent encore de la disparition miraculeuse de 400 milliards de fonds COViD-19. On n’a jamais su où cet argent était passé. Le ministre de la Santé de cette extraordinaire disparition n’était autre que Guy Patrick Obiang Ndong. Pourtant, depuis la prise du pouvoir par le CTRI et la chute d’Ali Bongo Ondimba, le célébrissime ministre de la Santé ne semble pas être inquiété. Les Gabonais qui ont souffert le martyre ne comptent pas oublier ce chapitre lugubre du ministre de la Santé. Tout le monde veut connaître la direction prise par ces 400 milliards.
Où est passé l’argent ? Où sont passés les 400 milliards de fonds COVID ? C’est la question que posent les Gabonais à monsieur Guy Patrick Obiang Ndong. Une autre question gagne désormais les foyers avec amertume et dégoût. Il s’agit maintenant de savoir qui protège Guy Patrick Obiang Ndong. Certaines spéculations sans fondement véritable voudraient que monsieur Guy Patrick Obiang Ndong soit protégé par un lobby d’Oyem, région dont le président de la transition est originaire. Il faut dire que le CTRI a pris des décisions courageuses depuis le 30 août 2023. Il est important que le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema et son équipe ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Monsieur Guy Patrick Obiang Ndong doit nous dire où est passé l’argent. Les Gabonais attendent, dans l’espoir que la justice reprenne enfin ses lettres de noblesse au Gabon.


