La transition gabonaise dirigée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema est le théâtre des mesquineries les plus abjectes de cette nouvelle ère. Le 30 août 2023 a été mémorable pour tous les Gabonais. Nous avons tous applaudi la bravoure de nos soldats que nous appelions de tous nos vœux à prendre leurs responsabilités. Dans la plus grande des surprises, le souhait de tous les Gabonais s’est réalisé. La diaspora gabonaise a salué une décision salutaire. C’était bien entendu avant de retourner dans les ordures et la reprise des guerres intestines qui ont toujours émaillé la diaspora la plus bagarreuse de la galaxie.

Le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions n’a pas eu le temps de déposer ses valises à la présidence que des dissensions éclatent dans le cercle très fermé des activistes gabonais : les vieilles habitudes ont la dent dure. Les vieilles disputes qui avaient divisé le Trocadéro ont fait peau neuve. Pour rappel et selon certaines indiscrétions, l’origine du conflit serait un usage excessif de la braguette et du lubrifiant. Difficile de distinguer aujourd’hui les querelles d’idées et les querelles de couple au sein de la diaspora gabonaise. Bref, ce n’est pas le sujet. Mais de quoi parlons-nous alors ?

La présence de Mays Mouissi et Laurence Ndong a soulevé un tsunami de colère au sein de la diaspora gabonaise de France et des États-Unis. Pourquoi ces deux-là et pas les autres ?

Rappelons quand même que le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema a souhaité prendre des compétences bien déterminées pour une transition réussie. Malheureusement pour beaucoup d’activistes gabonais, les injures tous azimuts et les grossièretés ne font pas partie de ces compétences. En effet, beaucoup parmi eux ont cru qu’insulter les dessous de culotte de madame Sylvia Bongo leur donnerait le droit d’obtenir un poste au sein de la transition. Dommage pour eux, car décrire les ébats sexuels de cette dame ou de son mari n’a jamais été un atout pour leur CV. Certains avaient fait de la grossièreté leur cheval de bataille, ne se doutant pas qu’ils pourraient se voir proposer le poste de ministre de l’Éducation nationale un de ces quatre matins. Comment confier un tel poste à une personne dont le champ lexical de prédilection est l’insulte : « cul », « chien », « con », « pédé », « sale pute », « saloppe », « bordelle », « enculé », etc. Des vidéos qui feraient réfléchir n’importe quel décideur. Notez que nous vous épargnerons certains mots par pudeur.

Tout cela est bien étrange. Madame Laurence Ndong était porte-parole de monsieur Jean Ping. Curieusement, personne n’a remis en cause ses compétences. On trouvait même que la jeune dame était intelligente et pertinente. Ensuite, elle devient porte-parole du professeur Albert Ondo Ossa. Jusque-là, elle demeure une pépite d’or de la communication pour toute la diaspora qui ne jure que par elle. Tout va bien. Tout le monde trouve que la dame représente dignement le candidat. Un matin, le CTRI lui confie la communication du pays. Contre toute attente, la diaspora gabonaise découvre subitement qu’elle n’est plus compétente. C’est quand même drôle. On se demande où se trouve la logique. Peut-on refuser le poste de ministre de la Communication à quelqu’un qui a été porte-parole de trois potentiels présidents du Gabon ? La logique n’est sans doute pas la chose la mieux partagée au Gabon.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema sera obligé de regarder droit devant lui s’il veut avancer. S’il faut écouter tout le monde, le programme salutaire du CTRI sera mort-né.