Pendant que le gouvernement se réjouit de son bilan, le niveau de vie des Gabonais continue de péricliter. Jamais le Gabon n’était tombé aussi bas. Qui aurait cru qu’en 2023, nous serions en train de rechercher des aliments aussi basiques que l’huile et le sucre ?

Après le chapitre de l’huile Cuisin’or vendue à prix d’or, le tour revient aujourd’hui au sucre produit par SUCAF Gabon qui se fait aussi rare que l’or de Ndjolé.

Le sucre se distribue désormais sous le manteau au même titre que le chanvre indien. Un citoyen nous explique : « J’étais assis dans un restaurant. Un homme est entré avec un petit sachet qu’il a posé entre les jambes d’un client du restaurant, de façon discrète. J’ai cru qu’il s’agissait d’un objet suspect, illicite, peut-être du chanvre… À la fin, j’ai compris qu’il s’agissait de deux paquets de sucre que l’on venait de vendre comme si c’était de la drogue. » Voilà où nous en sommes après soixante ans de prétendue indépendance : des paquets de sucre, vendus en cachette pour la “modeste” somme de 2000 FCFA ou 2500 FCFA le paquet. Jusqu’où iront les dirigeants de ce pays ?

C’est quand même dommage de croupir dans une telle misère quand le Gabon regorge de richesses. Manquer de sucre alors que nous en produisons, c’est mettre en évidence l’échec indiscutable  de nos politiciens.

En 2023, nous avons manqué d’huile ; le pain est passé à 150 FCFA ; nous manquons de sucre… Que nous réserve 2024 ? Peut-être manquerons-nous de médicaments…