Aujourd’hui, nous observons un déferlement de violence contre les Noirs subsahariens en Tunisie. Tous les Africains subsahariens sont montés au créneau pour manifester leur mécontentement, leur indignation, face à un comportement inhumain des Tunisiens qui se trouvent pourtant sur le continent africain. 

Les présidents africains, vassalisés par les Européens, les États-Unis et certains pays du Maghreb, n’ont rien dit en bons nègres de maison. Voyant que leurs populations ont dénoncé avec la plus grande fermeté le comportement puéril et irresponsable du président tunisien, ainsi que la passivité de leurs chefs d’Etat respectifs, ces derniers ont timidement décidé de réagir et de tenter de remonter les bretelles des autorités tunisiennes. 

L’histoire se répète inlassablement. Quand ce n’est pas en Tunisie, c’est en Inde. Quand ce n’est pas en Inde, c’est en France. Quand ce n’est pas en France, c’est en Allemagne. Quand ce n’est pas en Allemagne, c’est en Libye. Quand ce n’est pas en Libye, c’est au Maroc. Quand ce n’est pas au Maroc, c’est en Grande-Bretagne. L’Africain subsaharien – pour ne pas dire le Noir – est considéré comme le sous-homme de la planète Terre. Nous le constatons régulièrement dans certains pays comme l’Inde, la Chine, et même aux États-Unis, où il y a des endroits qui sont interdits aux Noirs en plein 21e siècle. Un Noir subsaharien ne pourra jamais trouver un logement à ces endroits. C’est le quotidien de nombreux Africains subsahariens, car ces derniers sont considérés comme les pestiférés de l’humanité.

Brice Dossa, arrêté et humilié dans la rue pour avoir tenté de voler sa propre voiture, selon la police canadienne qui avait une preuve : sa peau noire d’Africain à côté d’une très belle voiture  » blanche  ».
Au Canada, Brice Dossa découvre qu’être Noir est un crime : les policiers y sont formés pour arrêter le Noir d’abord, et poser les questions ensuite….

Face à cet énième cas de maltraitance et de massacre contre les populations noires en Tunisie, les Africains se lèvent pour désapprouver le comportement ignoble des Tunisiens. Comment expliquer cette indifférence de la prétendue communauté internationale ? Pourquoi ne respecte-t-on pas l’Africain ? Qui sont les responsables de ces humiliations ?

Il faut le dire clairement : l’Africain est responsable de ces humiliations. Un grand nombre de présidents africains ont décidé d’être les serpillières des États-Unis, des Britanniques, des Français, des pays du Maghreb, des pays arabes et des pays asiatiques, où ils vont mendier – comme des chiens galeux – l’argent de ces pays. La réputation de mendiant a fait du Noir subsaharien le dernier de l’humanité, le pestiféré de la mondialisation. L’Africain est réputé comme celui qui n’apporte rien de bon. C’est celui qui est décrit comme le plus pauvre de la planète, le plus sale, le plus infect, celui qui propage des maladies, en somme, celui qui est responsable de toute la misère de l’humanité. Pourtant, nous savons que l’Afrique est le continent le plus riche de la planète, au sens propre comme au sens figuré. Nous savons aussi que l’Europe est le continent le plus pauvre de la planète puisqu’il ne possède pas de très grandes richesses. Elle est semblable au fils prodigue qui a tout dépensé et survit grâce au pillage savamment orchestré chez son voisin, c’est-à-dire l’Afrique.

Personne n’est épargné. Pas même la jeunesse africaine. Les futurs intellectuels du continent africain, seuls, dans le froid glacial, traités comme des esclaves, des parias. Que dit la CPI ? Crime ou pas ?

A quel moment le continent le plus pauvre du monde (l’Europe) a-t-il désigné le plus riche (l’Afrique) comme étant le plus misérable ? C’est la vassalisation de nos présidents africains qui a permis cette bêtise. Ce sont les prétendus intellectuels, ces crapauds, ces oiseaux de mauvais augure qui n’ont rien apporté de bon à l’Afrique, si ce n’est de démontrer aux Occidentaux que même instruit, le Noir demeure un gentil toutou, un esclave intelligent, mais un esclave quand même. Comment voulez-vous respecter un homme qui ne se respecte pas ? Est-il possible de respecter un homme qui ne se respecte pas ? C’est là toute la question.

Les Africains ont pleuré. Que l’on soit aux Etats-Unis ou en Afrique, la place du Noir sur l’échiquier international n’est qu’une place d’assistant. Regardez simplement comment les Noirs sont très heureux d’occuper les dernières places au G20 : ils sont surtout là pour observer. Rien de plus. On n’attend rien d’eux. Ce sont de simples observateurs. Regardez comment les Africains supplient pour avoir une petite place d’observateurs au Conseil de Sécurité de l’ONU, pourtant le continent africain est l’un des plus grands et plus riches du monde. Quand nous ne nous respectons pas, qui va nous respecter ? Qui va respecter des gens sans dignité et sans honneur ? Des gens qui ravalent leur propre caca et qui engraissent les enfants des autres au détriment de leurs propres enfants. Qui peut respecter un tel individu ? Qui peut respecter un énergumène pareil ? C’est absurde !

Christiane Taubira a vécu le racisme à la française, une valeur chère à la France.

L’Africain est son propre destructeur. Ce n’est donc pas la faute des Tunisiens. Combien de Noirs tue-t-on en Afrique et aux États-Unis ? Que vaut la vie d’un Noir aux États-Unis ? Dans ce pays, le Noir est d’ailleurs celui qui doit faire le sale boulot. Lorsqu’il s’agissait d’attaquer unilatéralement l’Irak, qui a brandi à l’ONU la fiole qui a horrifié le monde ? Colin Powell, un Noir qui connaissait très bien où était sa place : les poubelles de l’histoire. C’est sous la présidence de Barack Obama – un autre Noir – que Mouammar Kadhafi a été assassiné et que les djihadistes ont été armés pour déstabiliser le Sahel. Combien de femmes et d’enfants ont perdu la vie en Irak et en Libye ? C’est le Noir qui a fait le sale boulot pour se prouver à lui-même qu’il partageait les valeurs chères à l’Occident, c’est-à-dire la destruction et le pillage du monde. Voici le rôle qui est attribué au Noir : quand il n’appauvrit pas et ne tue pas ses propres frères – à l’instar de Patrice Lumumba et Thomas Sankara – l’Occident lui donne une boîte d’allumettes pour enflammer le monde comme en Irak et en Libye. C’est le détonateur dont l’Occident a besoin pour embraser la Terre.

Colin Powell dans le rôle du nègre de maison : bilan, des femmes et des enfants massacrés en Irak. Jusqu’à sa mort, la CPI était en visite sur Mars.
Barack Obama, dans le rôle de Judas Iscariote : il fallait un Noir pour détruire l’Afrique. Bilan, des femmes et des enfants massacrés au Sahel jusqu’à ce jour. Aucune nouvelle de la CPI.

Le véritable fléau de l’Africain, c’est lui-même. Il ne se respecte pas. Alors, personne n’a envie de le respecter. Pendant la prétendue pandémie de COVID-19 qui n’a servi qu’à remplir les poches de l’industrie pharmaceutique et les chefs d’État africains véreux, le Noir a été pointé du doigt. La pandémie a commencé en Chine. Tout le monde s’est accordé pour dire que le virus provenait d’une chauve-souris africaine. Les Africains subsahariens se sont retrouvés isolés et maltraités sur tous les continents. Ils étaient désormais les seuls coupables de la COVID-19. Une fois de plus, le Noir a occupé son rôle de pestiféré de la planète, son rôle de bouc émissaire. Souvenez-vous de cette vidéo de l’ambassadeur du Nigeria en Chine. « Donnez-moi tous les passeports nigériens ! ». Il criait ces mots contre les Chinois qui avaient confisqué les passeports des Nigériens au moment le plus chaud de la fameuse pandémie de l’OMS. Les Africains subsahariens étaient fiers de lui. Combien d’ambassadeurs ont été capables de s’insurger contre les discriminations des Africains au Maghreb ou ailleurs ? Pas grand monde.

Le Noir devient le bouc émissaire des malheurs du monde parce qu’il ne se respecte pas. Peut-on être aussi riche que le Congo et percevoir des prétendues aides provenant des Etats-Unis ou de la France ? Peut-on être aussi riche que l’Angola et recevoir des prêts de la Banque Mondiale et du FMI ? Peut-on être aussi riche que le Mali et croupir dans la misère totale ? Pourtant, ces pays sont immensément riches. Mais ils reçoivent des aides pour survivre et non pour vivre. Comment voulez-vous que l’on respecte des Africains pareils ? Heureusement que le Mali a commencé à imposer le respect en chassant l’armée française dont le seul rôle était de veiller au bon déroulement de la politique de pillage du sol malien. Le colonel Assimi Goïta, le président de la transition malienne, a mis fin à cette duperie du colon français qui est allé continuer son petit manège en Côte d’Ivoire et au Niger en plein 21e siècle.

Tout le monde peut humilier l’Africain, car c’est une logique coloniale et impérialiste… La CPI regardait ailleurs, car on ne condamne pas ce qui est normal.

Les Subsahariens doivent impérativement arrêter de se faire des illusions : les pays du Maghreb ne se considéreront jamais comme des Africains. Il suffit d’observer la condescendance qui anime les Maghrébins vis-à-vis des Noirs. Cependant, les Tunisiens, les Marocains et les Algériens sont accueillis comme des princes en Afrique subsaharienne. On leur déroule le tapis au même titre que les Occidentaux et les Asiatiques. Dans certains pays, il s’installe d’ailleurs comme les nouveaux colons : achetant des terres et des entreprises locales en monnaie de singe, tout en narguant les autochtones en soulignant qu’ils sont plus Maliens que les Maliens, plus Gabonais que les Gabonais, plus Congolais que les Congolais…

Pendant ce temps, Franklin Nyamsi est persécuté en France par ceux qui disent propager les valeurs démocratiques, c’est-à-dire la liberté d’expression. Belle ironie du sort, car son exclusion temporaire de trois mois intervient au moment où le ministre de l’Education nationale est un Noir : Pap Ndiaye. Coïncidence ou pas, nous avons désormais le sentiment que des postes juteux sont donnés aux Noirs en Occident pour s’en prendre à leurs semblables. Nous ne serions d’ailleurs pas surpris s’il nous sortait la fiole de Colin Powell pour justifier la radiation du professeur Franklin Nyamsi.

Comment pouvez-vous respecter des peuples qui sont incapables de dire (Si vous nous traitez mal, on vous traitera mal.) ? Il faudra bien le dire un jour. Le Mali a commencé à le dire. La réalité mondiale est claire : ce sont les Noirs qui sont considérés comme Africains. Le Maghreb n’est pas concerné. Et les Maghrébins déclarent à qui veut bien l’entendre qu’ils ne souhaitent pas être traités comme les Noirs d’Afrique, car ils n’ont rien en commun avec eux. Ils reconnaissent qu’ils sont en Afrique, mais disent qu’ils ne sont pas Africains. Voici la réalité. Le reste, ce n’est que diplomatie pour rendre moins violente cette idée de rejet. Ainsi, l’Afrique désigne tous les pays subsahariens.

Il existerait donc une supériorité évidente et très partagée au Maghreb qui voudrait que le Noir soit inférieur aux Arabes de cette région du continent africain. C’est la réalité. Les Noirs d’Afrique doivent commencer à comprendre qu’ils sont les seuls Africains de ce continent. Il y a donc deux sens du mot Africain, en fonction de la région où on se trouve. Une polysémie évidente qui se vit au quotidien. Lorsque nous sommes en Afrique subsaharienne, l’Africain, c’est tout le continent. Lorsque nous sommes au Maghreb, l’Africain, c’est le Noir subsaharien, tous ces petits nègres dirigés par des chefs d’État mendiants qui descendent leur froc à chaque fois qu’ils ont besoin de manger. Voici la perception réelle des Maghrébins vis-à-vis des subsahariens.

Merci au président Kaïs Saïed qui a rappelé aux Africains subsahariens ce que la planète pense d’eux. Un ami, c’est celui qui nous dit la vérité. Nous remercions également la CPI qui a toléré le massacre et la torture des Noirs en Tunisie. Bravo à la CPI !

Aussi longtemps que les Noirs accepteront ces considérations de la part de nos frères du nord de l’Afrique, l’Union Africaine est vouée à l’échec, car ces considérations ne sont pas fraternelles, ne sont pas humaines. Peut-on construire une union quand les uns sont considérés comme des animaux et les autres comme des dieux ? Si certains pays du Maghreb s’installent en Afrique subsaharienne, c’est surtout parce qu’ils aimeraient avoir leur part du gâteau dans cette jungle qui a été partagée à la Conférence de Berlin de 1885. Ils aspirent à devenir les nouveaux colons de cette partie de l’Afrique toujours immature avec toute la condescendance et le mépris propre à leur statut de surhomme et de dieu.

Quand on dit la vérité, ironie du sort, on nous traite de racistes, car le Noir doit tout accepter. Dès qu’il se met à réfléchir, on estime qu’il est antifrançais ou antioccident… Maintenant, ils diront que nous sommes antimaghrebins, car le Noir doit se taire et se laisser massacrer au Maghreb. C’est ainsi, c’est son destin, son destin d’esclave universel.    

Je m’arrête ici. On va encore dire que N’zassy parle trop.