(Rédigé par Arnaud N’zassy)

L’aventure de la publication n’est pas sans risque. Trouver un éditeur passionné n’est pas aisé. Beaucoup d’écrivains gabonais se retrouvent sans maison d’édition après avoir publié leurs textes. En effet, certaines maisons d’édition gabonaises ont fermé leurs portes ou arrêté d’éditer sans donner aux lecteurs une nouvelle orientation. C’est le cas des Éditions Raponda Walker qui ne donne plus signe de vie. Qu’est-il arrivé à cette grande maison d’édition ?


Cela fait maintenant un bon moment que le blog N’zassy est submergé par les messages de nombreux lecteurs qui souhaitent acquérir le Vitriol Bantu de Ferdinand Allogho-Oké. Ils ne le retrouvent plus sur le marché. Ce livre a été publié par les Éditions Raponda Walker. Or, cette maison d’édition semble avoir mis la clé sous le paillasson. Que devient le Vitriol Bantu ? Le contrat a-t-il été résilié entre la maison d’édition et la famille de l’auteur ? Rappelons que Ferdinand Allogho-Oké a tiré sa révérence il y a quelques années. N’est-ce pas injuste de faire disparaître le livre d’un auteur qui a participé à la vie littéraire gabonaise ? Que fait-on de ses lecteurs ? Leur a-t-on donné la moindre explication ?

Vitriol Bantu de Ferdinand Allogho-Oké


Le cas des Éditions Raponda Walker n’est pas isolé. Nous avons vécu la même situation avec les Éditions Odette Maganga (ODEM). A la fermeture des éditions ODEM, Ma compagne l’école d’Ulrich Mboyi est resté sur le carreau. Ce roman était pourtant très demandé en milieu scolaire. Il a tout simplement disparu après l’impressionnante absence des éditions ODEM. Soulignons que Ma compagne l’école est le premier roman d’Ulrich Mboyi. Quelle bien triste aventure pour un premier roman !


Dans un article publié par nos soins en 2011, les Éditions ODEM faisaient une entrée triomphale dans le monde de l’édition. Rien ne laissait présager un déclin aussi brutal.

Vous pouvez visiter cet article à partir du lien suivant : https://nzassy.wordpress.com/2011/12/29/rentree-des-editions-odem-2011-les-ecrivains-gabonais-et-les-ecrivains-etrangers-a-lhonneur/

La fermeture d’une maison d’édition peut avoir plusieurs causes (certainement fondées). Toutefois, rien n’empêche d’aider les écrivains qui veulent poursuivre l’aventure littéraire. Pourquoi pas les orienter vers d’autres maisons d’édition ? Fermer les portes et rendre indisponibles les ouvrages des écrivains ne nous semble pas être une attitude profitable à la littérature gabonaise.


Nous continuons régulièrement de recevoir des requêtes pour obtenir le Vitriol Bantu de Ferdinand Allogho-Oké et Ma compagne l’école d’Ulrich Mboyi. Voici la triste réalité. Avant de mettre la clé sous le paillasson, il faudrait peut-être songer à proposer un plan de sortie aux écrivains.

Ma compagne l’école d’Ulrich Mboyi


Les maisons d’édition gabonaises devraient revoir leurs procédures de fermeture : il s’agit surtout de ne pas léser les auteurs et les lecteurs. Même s’ils ouvrent à nouveau leurs portes, le mal est déjà fait. L’absence prolongée de ces maisons d’édition sur le marché du livre a été un gros désagrément pour les auteurs et les lecteurs.

Ulrich Mboyi (auteur du roman… Ma compagne l’école)


Nous reviendrons dans un prochain article sur Ma compagne l’école d’Ulrich Mboyi qui est toujours très demandé. L’auteur a-t-il résilié son contrat avec les éditions ODEM ? Il s’agira pour nous de connaître les raisons qui empêchent l’écrivain de publier son texte dans une autre maison d’édition. Nous espérons que l’auteur acceptera notre interview.