(Rédigé par Arnaud N’zassy)
Pourquoi Airtel Gabon et Moov Africa Gabon jouent-ils avec l’argent des Gabonais ? Les Gabonais sont-ils des dindons ? Le Gabonais est-il ce pigeon que tout le monde doit plumer ? Le Gabonais est-il ce poisson que tout le monde doit écailler ?
Matins et soirs, ces deux réseaux de téléphonie mobile vantent les bienfaits de leurs forfaits internet. Ces forfaits sont censés aider les Gabonais à surfer moins cher et à réaliser des économies. Pourtant, derrière cette idée d’économiser de l’argent, il y a une volonté tacite, insoupçonnée, cachée, de faire perdre aux Gabonais de l’argent. Comment s’y prennent-ils pour réaliser de gros bénéfices sur le dos des Gabonais ?

Dans un premier temps, les deux compagnies puisent dans votre compte principal (crédit principal) lorsque votre forfait internet s’est achevé à votre insu (sans que vous ne fassiez attention). Autrement dit, Moov Africa Gabon et Airtel Gabon ne se gênent pas de prendre le crédit que vous avez peut-être gardé pour vos appels d’urgence parce que vous avez osé acheter un forfait internet auprès d’eux. Cependant, la consommation du forfait (on dit bien forfait) n’a pas de lien avec le compte principal. Mais ces deux compagnies ont décidé de les lier pour faire souffrir les Gabonais. Cela vous est certainement arrivé d’acheter un forfait internet de 300 Mo et avoir dans le compte principal 2.600 FCFA. Vous utilisez les 300 Mo jusqu’à la fin. Vous êtes tellement concentrés dans le travail et vous ne vous rendez pas compte que l’une de ces compagnies vous a envoyé un message d’avertissement pour vous dire que votre forfait internet est terminé ou va bientôt s’achever. Alors, afin de vous punir pour n’avoir pas lu les messages d’avertissement, Airtel Gabon et Moov Africa Gabon décident d’opérer un braquage dans les règles de l’art en basculant sur votre compte principal. Ainsi, les 2.600 FCFA de votre compte principal sont utilisés comme un forfait de secours. Lorsque les deux compagnies sont sur votre solde principal, il n’y a plus de messages d’avertissement pour vous signaler que vous allez bientôt épuiser vos 2.600 FCFA. Quel intérêt auraient-ils à le faire ? C’est vous – clients – qui êtes les grands perdants de cette farce puisque vous passez de 2.600 FCFA à 0 FCFA pour avoir acheté un forfait de 300 Mo à 1000 FCFA. A la fin, la compagnie a gagné 1000 FCFA (forfait) plus 2.600 FCFA (compte principal), c’est-à-dire 3.600 FCFA.
A cause d’un petit forfait de 1000 FCFA, vous venez de perdre 3.600 FCFA. De qui se moque-t-on ?
Le deuxième point qui finit par nous convaincre que Moov Africa Gabon et Airtel Gabon se moquent complètement du portefeuille des Gabonais, c’est la perte (disparition) du forfait inachevé lorsque le délai d’utilisation accordé par ces deux compagnies expire. Lorsque vous achetez par exemple 7Go (7gigas) à 10.000 FCFA valable 30 jours dans les deux compagnies, vous êtes obligés d’épuiser ces 7Go avant la fin du délai, sinon Airtel Gabon et Moov Africa Gabon feront tout simplement disparaître les mégas ou les gigas que vous n’avez pas utilisés. S’il vous restait 4Go au bout d’un mois, ils disparaîtraient sans autre forme de procès. C’est ce que nous appelons le second braquage.
Qu’il nous soit permis de faire un petit calcul (avec la règle de trois). Si 7Go ont pour valeur 10.000 FCFA, quelle est la valeur de 4Go ? Allons-y : (4 × 10.000) ÷ 7 = 5.714 FCFA. Voici la somme que nos chers opérateurs mobiles feront disparaître de notre portefeuille sans cligner des yeux, sans pitié : 5.714 FCFA. Les Gabonais ramassent-ils l’argent ? Y a-t-il un arbre produisant de l’argent dans la cour de chaque Gabonais ? Une maman peut acheter un petit sac de riz pour ses enfants avec la somme de 5.714 FCFA. Cela représente 57,14 % sur ce forfait de 10.000 FCFA. Si les Gabonais faisaient disparaître 57,14 % du chiffre d’affaires de Moov Africa Gabon et Airtel Gabon parce que ces derniers ont tardé à les réinvestir, seraient-ils contents ? Nous ne le pensons pas. C’est pourtant ce que font ces deux compagnies qui n’ont des comptes à rendre à personne sur ce sujet.
Alors, pourquoi faire souffrir les Gabonais ? Quel rôle joue l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) dans cette affaire ? Les Gabonais auraient-ils été vendus à Airtel Gabon et Moov Africa Gabon ?
Chez nos voisins du Cameroun, le problème de la disparition des forfaits est pris au sérieux. La compagnie de téléphonie mobile MTN Cameroun a décidé de rajouter le forfait internet restant au suivant. Une campagne d’information a d’ailleurs été lancée dans ce sens. Nous pouvons d’ailleurs lire sur le site officiel de MTN Cameroun : << Ton forfait expire, tes mégas restent. >> La compagnie MTN Cameroun explique le bien-fondé de cette décision : << On a longtemps supporté le fait que la data restante des forfaits expirés soit gaspillée mais c’est fini avec MTN Hémlè. Pour célébrer le caractère des abonnés du réseau indomptable, nous avons pensé à une offre qui vous aide vraiment dans votre quotidien, pour continuer votre marche vers le progrès. >> Voilà comment la compagnie MTN traite le portefeuille de nos frères du Cameroun. Nous attirons votre attention sur le terme << gaspillée >>. Ce terme nous montre que la compagnie MTN est consciente que la disparition du forfait est un gaspillage que l’on doit impérativement arrêter. Où sont donc passées les consciences de Moov Africa Gabon et Airtel Gabon ? Au lieu de faire disparaître 4Go (5.714 FCFA) comme le font aisément Moov Africa Gabon et Airtel Gabon, la compagnie MTN ajoutera ces gigas ou mégas au prochain forfait acheté par le client (c’est-à-dire 4Go + 7Go = 11Go). Ainsi, nos frères camerounais se retrouvent avec 11Go après l’achat du nouveau forfait (4Go de l’ancien forfait plus 7Go du nouveau).

Respect à nos frères du Cameroun qui ont su se faire respecter par une compagnie de téléphonie mobile qui évite de gaspiller leur argent. Vous avez raison et nous confirmons : << Impossible n’est pas camerounais. >>
Terminons, en soulignant que ce sont surtout les entrepreneurs, les élèves, les étudiants et les femmes (qui suivent la scolarité de nos enfants dans les maisons) qui sont pris en otage dans ce braquage savamment orchestré par Airtel Gabon et Moov Africa Gabon, sous l’œil indifférent de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP).
Comment effectuer des recherches sans stress dans ces conditions ? Doit-on absolument perdre de l’argent à chaque fois que nous achetons un forfait internet chez nos chers amis de Moov Africa Gabon et Airtel Gabon ? Le Gabonais est-il le premier des pigeons ? Qu’est-ce qui empêche Airtel Gabon et Moov Africa Gabon de faire comme leur voisin du Cameroun au lieu de saturer notre messagerie de promotions inutiles ?
Il devient impérieux de comprendre que le boom pétrolier est terminé. Les Gabonais n’ont plus d’argent. Ce n’est pas en gaspillant le peu qu’ils possèdent que ces derniers vont s’en sortir. Mettez-vous à la place de tous ces Gabonais qui souffrent au quotidien. Il ne nous reste plus qu’à solliciter le président de la République gabonaise afin qu’il jette un regard sur le comportement de nos compagnies de téléphonie mobile puisque cela ne semble pas intéresser l’ARCEP.
L’émergence passe aussi par la protection du pouvoir d’achat de nombreuses familles gabonaises qui ne peuvent pas se permettre le gaspillage imposé par Airtel Gabon et Moov Africa Gabon. Ces 5.714 FCFA peuvent acheter d’autres biens et services.


