(Rédigé par Arnaud N’zassy)

Facebook plonge le monde dans l’obscurité ce lundi 4 octobre 2021. Le géant américain des réseaux sociaux a interrompu ses services : WhatsApp, Facebook, Messenger et Instagram ne passaient plus. C’est tout un monde qui est déconnecté. Impossible de joindre un correspondant sur les quatre applications. Comment Facebook s’est-il arrangé pour mettre tous ses œufs dans le même panier ? Cette rupture de service montre combien de fois nous sommes dépendants de Facebook au point de n’avoir aucune alternative. Le Gabon qui accuse déjà un retard considérable dans ce domaine a subi de plein fouet cette rupture. En effet, rares sont les Gabonais qui ont pu communiquer sur les réseaux sociaux pendant cette panne. Nombreux ont dû se tourner vers Telegram. Des groupes WhatsApp ont d’ailleurs créé une version Telegram. Est-il raisonnable de n’avoir aucun autre choix face à Messenger et WhatsApp ?

Il y a quelques mois, Telegram se présentait comme une alternative à WhatsApp. Que s’est-il passé ? Après l’annonce de Facebook de reporter ses nouvelles conditions, les utilisateurs sont simplement revenus sur WhatsApp. Beaucoup ont désinstallé l’application Telegram. Comment ont-ils communiqué ce lundi 4 octobre ? Comment peut-on confier l’essentiel de nos communications à une seule entreprise ? Comment Facebook a-t-il pu imposer un tel monopole ? Pourquoi les gens ont-ils laissé Telegram de côté ?

Au Gabon, nous nous débrouillons souvent pour éviter de tomber dans ce type de piège. Les Gabonais possèdent généralement deux cartes SIM pour appeler leurs correspondants. Ce n’est pas anodin. Lorsqu’une SIM est hors service, ils utilisent la seconde. Dans certaines maisons, on se débrouille pour avoir deux bouteilles de gaz. Cela évite d’être surpris quand la première se vide sans prévenir. Comment expliquer alors cette attitude des Gabonais face à ces outils de communication (WhatsApp, Facebook…) ? Beaucoup de Gabonais sont coupés du monde dès que WhatsApp est hors service. Est-ce vraiment raisonnable quand nous avons d’autres applications comme Telegram ?

Plusieurs internautes gabonais ont perdu leurs documents comme le dit notre sœur Clarisse M. Mimbuih contactée sur Telegram : « Toute ma galerie WhatsApp a disparu quand le bug a commencé. Plus de 800 souvenirs… Tout s’écroule en quelques secondes. » C’est un préjudice certainement irréversible.

À l’heure où j’écris ces mots, je constate qu’une vingtaine de mes correspondants communique également sur Telegram. Nous sommes donc très peu à utiliser Telegram dans le pays. C’est une erreur monumentale.

Cet article ne vient pas faire la promotion de Telegram. Il offre aux Gabonais une autre voie. Il faut toujours avoir un plan B. Ce plan B, c’est Telegram. Ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier. Gardons nos fichiers sur Telegram et sur WhatsApp. Nous pouvons télécharger Telegram comme nous le faisons avec WhatsApp. C’est gratuit et sécurisé. La prudence ne coûte rien. Vivement que nous puissions communiquer sans problème au prochain dysfonctionnement de WhatsApp !

Copyright © N’zassy. 2021. Tous droits réservés !