Avant-propos

C’est avec une infinie tristesse que nous vous avons appris le décès de notre aîné, ami, collègue et modèle, le Professeur Paulin BITHOUGAT, « el maestro de los maestros » ce fatidique dimanche 3 mai 2020.

Nos pensées vont avant tout à son épouse Rachel et à sa famille pour qui il sera sans doute irremplaçable.

Que ce monde est étrange !

Que tous ceux qui l’ont connu et aimé, trouvent à travers ces quelques témoignages parfois laconiques, souvent poétiques mais toujours profonds, l’expression du respect, de l’admiration que nous lui portions, Nous, ses collègues du département d’Espagnol de la grande maison de l’Education Nationale.

Certains avaient été les élèves de Señor Bithougat, puis sont devenus ses collègues, ses amis. Les plus chanceux ont eu l’opportunité unique de travailler à ses côtés et ont ainsi pu profiter en direct et sans intermédiaire de son savoir, de son savoir-faire, de son savoir vivre mais surtout de son savoir-être.

Mais la dimension de l’homme était si forte, si puissante que même ceux qui n’ont fait qu’entendre parler de lui, on quand-même pu puiser à la source de sa science.

Le bon Dieu n’aura autorisé à ce grand homme qu’un séjour d’une soixantaine d’années  (1953-2020). Et le professeur Bithougat aura consacré plus de la moitié de sa vie aux autres à travers le noble métier d’enseignant. Le genre d’enseignant qui imprègne profondément l’esprit de tous, élèves ou pas.

C’est seulement au moment où il tire sa révérence que nous nous rendons compte que nous avons côtoyé un grand personnage.

Hans Denis BEKALE

Secrétaire Général d’HISPANIGAB

HOMMAGE AU PROFESSEUR PAULIN BITHOUGAT!

Un professeur est mort, une lumière s’est éteinte.

Le Gabon vient de perdre un digne fils, la corporation perd un enseignant et le département d’espagnol perd une référence.

Un guide s’en est allé, au terme d’une vie professionnelle bien remplie et au parcours sans faute.

Tu étais parmi les plus distingués, les plus fins, de nos enseignants d’espagnol.

Tu as toujours voulu servir et honorer tes collègues et tes élèves.

Tu étais le premier à arriver au lycée, et le dernier à le quitter Toujours prêt à montrer l’exemple.  Homme humble, tu as toujours tenu à la dignité. Même lorsque tu blâmais, tu le faisais avec tact et respect. Même quand tu sévissais, on parvenait à comprendre que c’était pour la bonne cause.

Nous garderons de toi, le souvenir d’un bon pédagogue, mais surtout et encore d’un considérable homme de lettres.

En effet, ironie du sort, TIO, comme t’appelaient affectueusement tes élèves, quitte la vie que tu aimais tant, un 3 mai.

El tres de mayo, titre d’un tableau de maitre du peintre Espagnol, Francisco DE GOYA, que tu expliquais avec passion à tes apprenants.

Paulino, comme t’appelaient tes proches et intimes, même si ton œuvre n’est pas accrochée sur les murs, tel le chef d’œuvre d’un peintre, elle est présente partout dans la vie, à travers les élèves que tu as formés. Tu étais une vitrine pour nous les jeunes générations, par conséquent, tu resteras un musée.

Ton décès reste assimilable à l’incendie d’une bibliothèque.

Maestro, Tu nous as simplement devancé, nous sommes convaincus que tu es désormais auprès du Très Haut. Nous, nous réjouissons à l’idée de te savoir dans un monde meilleur.

Maestro, Tío, Paulino, tu as désormais rejoint la terre de tes ancêtres, de là où tu es, continue de veiller sur les tiens, continue d’inspirer tes jeunes collègues.

Tío, Paulino, Maestro, Nous, enseignants d’espagnol du Gabon, nous membres et sympathisants de HISPANIGAB te disons à l’unissons :

«Que en paz descanses y que dios te acoja en su reino.

Adiós colega, hasta siempre en nuestros corazones »

HISPANIGAB

Au nom de tous les collègues qui auraient voulu te rendre hommage.

Mise en pages et correction : Hans Denis BEKALE et Irène Olga AMBASSA

Paulin BITHOUGAT

          Ce monsieur m’a enseigné en 1ère et Tle au Lycée d’État de l’Estuaire. Il m’a très bien formé. C’est lui qui a fait naître en moi la vocation d’enseignant.

Devenu enseignant, il me plaisait de lui dire, pour lui signifier, avec une pointe d’humour, combien il a positivement impacté ma formation et ma carrière : « C’est à cause de vous que je suis devenu professeur d’espagnol ».

Ironie du sort, Paulino, comme l’appelaient affectueusement ses proches et intimes, quitte la vie, qu’il aimait beaucoup, le 03 mai (El tres de mayo), titre d’un tableau de Goya qu’il expliquait avec passion à ses apprenants.

Le décès de ce grand homme est assimilable à l’incendie d’une bibliothèque.

Maestro, reposez en paix et que Dieu vous accueille dans son royaume.

Franck Alain DOUKAGA, Enseignant en service à la Direction Générale des Examens et Concours. Libreville.

UNA FUENTE DE MOTIVACIÓN PARA OTROS.

       Martí dijo:

“Educar es  depositar en cada hombre toda una obra humana que le ha antecedido”

Durante mis estudios no lograba comprender el valor del significado de estas palabras.

Maestro no pude conocerle, pero durante mi pequeña vida laboral escuché testimonios suyos, buenos y graciosos a veces. Un hombre firme y Único el orgullo de sus alumnos y de sus colegas.

Una fuente de motivación para otros.

No le conocí pero usted transmitió su obra en la lengua Castellana.

Un ejemplo, como docente que soy quiero seguir.

Maestro usted se marchó pero dejó sus huellas en cada rincón de la enseñanza en Gabón. Su obra permanecerá viva generación tras generación.

Maestro, estas huellas que sembró en cada uno de sus alumnos me permitirán a ser mejor persona, a ser mejor docente, a transmitir lo que aprendí.

A veces me pregunto si podré ser un día como usted.

Tengo mucho que hacer, pero sí sé que usted nos ha dejado con toda una obra.

Hoy por usted he podido comprender este pensamiento martiano.

Génévie Gerta MANGUILA, Lycée Jean Paul Emane Eyegue. Libreville.

« APRENDI A DOMINAR EL TARTAMUDEO 

GRACIAS A TI SEÑOR BITOUGAT« 

En tercer año en la ENS mi problema de tartamudear hizo que la dirección de aquel entonces pensaba que un docente no podía ser un tartamudeo. Ya estaban en trámites para enviarme en la facu, como lo sabéis hablar es lo primordial para un profe.

Yo ya veía mi vida fracasada porque ir a empezar de nuevo en la facu era un fracaso. El director me dijo que me iban a matricular en 2º año.

Gracias a Dios, este ano teníamos a señor Bithougat como profesor del español en el colegio, cuando se enteró de eso, fue a ver al señor director para decirle que mi problema no era algo fatal, el mismo era un ejemplo de un profe tartamudeo, desde este día me enseno como controlar el estrés, y la respiración para poder hablar.

Este mismo año era cursillista de la señora Ntoutoume Mve en LEE donde señor Bithougat impartía clases, siempre se acercaba de mi tutora para saber cómo actuaba yo, incluso venía a seguir mis prácticas. Su apoyo y el del señor Mombo Igor fueron muy determinante para mi éxito. Puedo decir que le debo a señor Bithougat el hecho de ser docente de español hoy.

Otra cosa, cuando le nombraron director del CESPAO, este año tenía un montón de « casos » para matricular y fui allí con la intención de pedir su ayuda, pero no sabía cómo empezar porque para mí no era mi colega sino siempre mi profesor y estaba yo delante de su despacho sin saber cómo iba a empezar.

De repente abrió la puerta y cuando me vio, el mismo me llamó« colega, entra entra, que haces alli esperando, estás en tu casa aqui, porque vas esperar así…. »Nada más en su despecho me preguntó « ¿sí colega, que puedo hacer?”. Le entregué los dosieres que tenía y él les matriculó todos sin pedirme nada.

Algo que mi director en Oloumi se había negado hacer.

Así que tengo de señor Bithougat muy buenos recuerdos.

También su manera de hacer interrogaciones: sobre diez, sobre cinco, como cálculo mental con los verbos. Nos va a faltar mucho.

Eliane ANDEME OBAME, Profesora en el Lycée Paul Emane Eyegue, Libreville.

AU REVOIR MAITRE !

Je disais souvent à mes élèves :

Il y a un enseignant à qui j’offrirais sans hésitation mon fauteuil pour m’asseoir sur un banc en face de lui, Paulin BITHOUGAT. L’homme qui a imposé la sonorité espagnole au nom d’un établissement francophone: CESPAO.

Établissement qu’il a géré pendant 2 ans sans budget. Récupérant par ci par là tout ce qui pouvait permettre aux jeunes gabonais d’étudier.

L’homme qui te refusait une place dans son établissement quand tu lui tendais une enveloppe d’argent, disant que c’est l’école de la République.

Combien de fois tes collègues et amis, qui, pour cet agissement t’auront traité de « maboule qui allait mourir pauvre! »  Tu as toujours tenu à ta dignité. Généreux tu as été, toujours prêt à inviter tes amis à prendre un pot dans un café, à manger dans un restaurant, tel un « parfait espagnol ».

Tu as toujours voulu servir et honorer tes collègues et tes élèves. Tu étais le premier à arriver au lycée, le dernier à le quitter, toujours prêt à montrer l’exemple. Homme humble, tu me félicitais toujours quand je te présentais une épreuve que j’avais conçue.

 Avec des ciseaux et un peu de colle, tu montais rapidement un document. Aux élèves de sixième et ce cinquième pendant les récréations tu apprenais déjà à saluer et à prendre congé en espagnol, car disais-tu: « Deseado, je fais la promotion de l’espagnol ! »

Désiré ELLA OWONO, Professeur d’espagnol au lycée de Mikolongo, ancien élève de Paulin BITHOUGAT.

A TOI PAULINO

Prière qu’une place royale te soit réservée d’avance au palais.

Auprès du père dans le ciel en compagnie des anges et archanges.

Unique dans ton genre, marqué par cette élégance fascinant tout apprenant.

Libre d’esprit et d’expression tu es resté.

Intégrité, noblesse et humilité faisaient une parfaite harmonie en toi.

Nulle part je ne pourrai fixer à nouveau ce sourire rassurant hélas si ce n’est que dans un souvenir joyeux.

Bientôt le présent fera place à l’imparfait en parlant de toi.

Intérieurement je me comble de sentiments pleins d’émotions à temps plein.

Tendresse, amitié, générosité et loyauté les caractérisent.

Orgueilleuse, je vais demeurer, en pensant au géant hispaniste.

Utile de le clamer haut et fort il me semble.

Généreusement je peux continuer à suivre tes pas.

Heureusement pour moi de t’avoir côtoyé.

À quand nos retrouvailles chaleureuses et certaines, cher doyen et ami?

Tous ces vers juste pour vénérer le grand nom d’un grand homme.

PAULIN BITHOUGAT.

Marinette ADA EDOU ép. ADZABE, Complexe Jean Hilaire Aubame Eyeghe, Libreville.

HOMMAGE À UN AINÉ, SERVITEUR PASSIONNÉ

DE SON PAYS LE GABON

LUI, C’ÉTAIT Paulin BITHOUGAT…

Enfant dans les années 70 à l’école d’Application d’Akébé ville, j’avais pour camarade de classe feu Philémon BITHOUGAT.

C’est donc en toute logique que nos silhouettes  arpentaient réciproquement nos domiciles. Chez lui, il y avait le Patriarche Père BITOUGA et épouse. Mais aussi ses frères et sœurs aînés, à savoir Paulin, Jean Noël, Christiane et bien entendu Felix dit Fondoko, le plus célèbre de tous,  en ces années-là au regard de son talent de jeune footballeur. Le Football et les BITHOUGAT c’était un peu quasi inné chez les garçons. L’histoire retiendra en effet que Paulin se distinguait déjà pas mal. Il eut même l’honneur et le privilège de prendre part à la prestigieuse coupe du Gabon de l’époque avec la sélection provinciale de la Ngounié….

Si feu Philémon, leur cadet, mon congénère était particulièrement doué, il n’avait pas spécialement ambitionné de faire carrière. Son décès prématuré a laissé chez nous, ses proches, un goût d’inachevé car le potentiel était réel. À contrario, c’est sur le terrain de la cour de l’école d’Application d’Akébé ville que Félix soulevait les acclamations d’un public au sein duquel figuraient des riverains d’origine Camerounaise.

Ces derniers vivant à Petit Paris, prenaient place derrière le but côté « Hôtel Migolet ». Ce sont eux qui trouvèrent des similitudes de style de jeu entre le jeune Félix et Fondoko un de leur ancienne idole du football Camerounais. C’est ainsi que Felix BITHOUGAT a été surnommé par eux FONDOKO. Ce surnom, assurément porte-bonheur, lui a ouvert les portes du championnat d’élite (CAPO, NDELLA…) et la sélection nationale du Gabon, AZINGO NATIONAL. Lycéen, mes rapports avec Paulin BITHOUGAT vont se doubler d’une autre filiation en l’ayant eu comme Professeur d’espagnol en Tle.

Là aussi, je puis attester avoir eu droit à un très  bon enseignant tant par sa posture (toujours bien mis avec ses lunettes vissées sur la tête), sa pédagogie (transmission claire du cours) et son implication dans la vie même de l’établissement  (le Lycée d’Etat de l’Estuaire). Fonctionnaire en exercice au Ministère des Affaires Etrangères, un troisième type de relation s’est constitué entre mon ainé, mon Professeur et moi. C’était notamment lors de certaines commissions mixtes et la  négociation d’accords nécessitant une traduction en langue  espagnole.

Paulin BITHOUGAT avait toujours répondu présent à chaque fois que le Département avait besoin de son expertise et, cela, sans jamais marchander ses prestations. Et voilà que courant mars 2020 avant le confinement, nous nous sommes retrouvés par  hasard dans la boutique de la station Total des 3 quartiers face à l’église Saint André.

Il était accompagné de deux amis et me présenta à eux. Il leur conseilla même de prendre mon contact en leur disant « c’est mon petit frère. Il est aux affaires étrangères. Il peut vous être utile pour votre projet »….. Au même moment est arrivé un autre aîné, Max Loukoumou, ancien musicien à qui il confia qu’il  l’admirait lorsqu’il était jeune au regard de son style vestimentaire et de son succès auprès des filles.

L’ouverture de ces archives suscitait des rires de la part de nous tous.

Nous avons partagé un verre ensemble avant de nous séparer en nous souhaitant évidemment le meilleur. Ce jour-là, je n’ai perçu aucun signe de défaillance, ni physique ni moral, de mon cher Aîné Paulin BITHOUGAT.

L’annonce de son décès est pour moi un choc de forte magnitude émotionnelle. Il m’est donc dur de réaliser qu’il s’en est allé le grelot à la bouche, sans avoir tout dit tant il avait encore beaucoup à apporter aux siens….

Paulin BITHOUGAT était un être exceptionnel, un Aîné qui s’accommodait mal de toute forme de barrière. Il aimait la vie. Il aimait les autres. Son décès confirme à nouveau que les étoiles ne sont que filantes.

Repose en paix Grand frère

ADIEU

Guy Christian MOUNGUENGUI, Militant de la qualité de la vie, Défenseur de la dignité humaine. Partisan du bonheur partagé.

LE COURONNE PAULIN BITOUGHAT

Cette nouvelle faucheuse, en provenance de Wuhan, a cru vous éteindre à jamais!

Mais, j’ai écouté l’audio du pasteur qui a vécu vos dernières heures dans la prière et la douleur,

Votre nom à la maison du peuple,

Lu la lettre de l’ambassadeur d’Espagne au Gabon, adressée à notre Rachel; l’article que vous a consacré un canard de la place avec un titre sous forme d’interrogation qui glace le sang; le coup de gueule d’un syndicaliste connu; les témoignages d’une retraitée, des proches et de cette communauté hispanophile gabonaise éplorée que vous avez scientifiquement inspirée et qui a la ferme détermination de vous accompagner dignement à l’image  de  »HISPANIGAB es P. BITOUGHAT ».

Devrais-je encore m’interroger sur l’homme et son œuvre?

Je fais partie de ceux qui ne vous ont pas connu physiquement mais je fais partie du département que nous avons en commun. Et c’est à dessein que je choisis d’écrire dans la langue de Molière et non dans celle de Miguel de Cervantès, pour que même celui qui apprend à lire, lise pour apprendre à vous connaître et que celui qui vous connaît, vous connaisse davantage au travers des écrits d’un inconnu devenu un connu, petit frère, grâce à la dimension de l’homme que vous… êtes! Tel un Simon de Bolívar  »El Libertador de las Américas » qui, au crépuscule de sa vie,  malheureusement, passa de vie à trépas dans l’anonymat. Toi, tu passes  »de vie à vie », plus vivant que jamais!

Grand, ton universalité n’est plus à démontrer.

« Les morts ne sont pas morts », chez nous. Alors, t’es là, dans cette subtilité langagière d’éloignement et de proximité concomitants sans tenir compte de la distanciation sociale.

Tu es couronné et nous, des cohéritiers de cette richesse.

Restons chez nous! Dibotio guivunde (Merci grand).

NDINGA MAYOMBODépartement de Castillan à la Maison des Curricula.

ENTRE BRUJOS

Si lo oyeras, mi brujo, (así nos llamábamos, a veces) hubieras  llorado, tu’, tan humilde, no te gustaban los honores, ahora, debes aceptar  los testimonios de aquellos quienes manifiestan tanto la grandeza de tu obra profesional, como el hombre  bueno, generoso, amable, sonriente,…

Oh Paulino mío, los grandes  dolores son mudos…

¡Agradezco a todos quienes saben con maravillosas palabras pintarte!

El Héroe.

Celeste descanso Caballero.

Nicole NZUE OBAME, Inspectora en la IGS, Libreville.

NUESTRO TRES DE MAYO

Don Paulin BITHOUGAT,

Antes del tres de mayo, je ne te connaissais pas.

Je fais partie de ce groupe de desgraciados qui n’a pas eu l’opportunité de te croiser sur leur chemin,

Ni comme élève, où sans doute j’aurai bu à ta source comme tant d’autres…

Ni comme collègue, où ton expérience aurait enrichi ma jeune carrière de profesor de ELE…

Antes del tres de mayo, je ne t’avais jamais vu. Pas même en photo.

Antes del tres de mayo, le seul souvenir que j’ai de toi,

C’est cette anecdote un peu cocasse qui m’avait été contée pendant mes stages à Oloumi, par feue Angèle Ndong.

Un jour où pendant un cours en Terminale, le stagiaire que j’étais hésitait entre traduire et expliquer un mot espagnol. Elle me dit : « Hans fait comme Paulin Bithougat. Paulin, c’était le genre de prof qui n’hésitait pas à chevaucher un table-banc devant des élèves médusés pour leur faire comprendre la palabra « caballo », sans avoir à la traduire.

Je n’ai jamais pu chevaucher un table-banc, Paulin Bithougat devait être un prof unique en son genre.

Mais j’ai appris ce jour-là, qu’un bon prof devait tout faire pour captiver l’attention des apprenants…

Después del tres de mayo,

Je ne sais plus combien de fois ton nom est apparu dans mon téléphone,

Después del tres de mayo, HISPANIGAB que tu n’auras peut-être pas eu le temps de connaître, t’est entièrement consacré. Nos sempiternelles disputes d’intellectuels qui veulent sans cesse prouver aux autres qu’ils en savent plus, se sont tues.

Tu nous as unis.

Después del tres de mayo, on ne parle que de toi, au propre, au figuré, au présent historique et à l’imparfait indéfini.

Después del tres de mayo, le nombre d’adhérents sur notre plateforme a brutalement augmenté. Aucune des activités menées jusque-là par HISPANIGAB depuis bientôt 4 ans n’a recueilli autant l’adhésion des professeurs, en énergie et en moyens.

Entonces, maestro, habla con el corazón de los colegas,

“Diles a los colegas que debemos mantener alta la llama de HISPANIGAB más allá de tu homenaje, para que tu obra y la de todos no se pierda nunca”

Pour ton épouse Rachel, et pour nous tous habrá un antes y un después del tres de mayo de 2020. Hasta luego Profesor

Hans Denis BEKALE, CES d’Akanda,  Akanda.

L’INSPIRATEUR D’UNE MULTITUDE

         Don Paulino BITHOUGAT, comme plusieurs de ma génération je ne vous ai pas connu physiquement. Mais depuis votre départ ce 03 mai qui restera inoubliable, comme votre passage sur la terre je vous ai découvert.

Je ne vous ai pas connu mais j’étais loin d’imaginer que j’étais le prolongement de votre existence.

En effet, je ne vous ai pas connu mais votre passion m’a atteint au travers d’un homme que vous avez suffisamment inspiré, en la personne del Señor Franck Alain Doukaga. Je ne vous ai pas connu, mais par lui j’ai reçu tout de vous et je peux en être fier. Comme un véritable leader vous avez su donner naissance à d’autres leaders après vous pour la perpétuation de votre espèce. Le nombre considérable des « mini vous » est le révélateur de votre grande aura.

Je suis donc de ceux-là dont votre amour pour la belle langue de Cervantès a eu de l’effet. La graine que vous avez semée n’est pas tombée dans une terre aride et elle résistera au temps.

De l’inconnu que vous étiez pour moi il y a quelques jours, vous vous révélez comme le véritable point de départ de mon entrée dans cette grande famille de los profesores de ELE du Gabon.

Je me permettrai de vous appeler « grand-père » au regard de ma position dans ce bel arbre dont vous êtes la racine.

Le mot qui me vient à l’esprit c’est « merci », pour votre engagement dans le rayonnement de l’espagnol au Gabon et pour les vocations que vous avez suscitées. Réellement je ne vous oublierai pas.

BIBAYA Ferry, Ancien professeur au Lycée Michel Fanguinoveny, 24e Promotion de L’École Normale Supérieure.

Profe BITHOUGAT

Bien conocido en Gabόn

Inconmensurables fueron sus obras.

Transmisor de valores intrínsecos

Hablo del Profe BITHOUGAT

¡Olvidarle, ni hablar!

Unánimes son los testimonios.

¡Glorifiquemos su éxito y sus huellas indelebles!

Amor es su apodo

Todos lo afirmamos.

                            ¡Descanse en paz Profe!                                                                                    

 Mame Ngoné NDIAYE, Institut Immaculée Conception, Libreville.

PAULINO, ORGULLO NUESTRO

Profesor nuestro, no te conocí.

Mas

Al leer tantos testimonios a ti dedicados, me percato del hombre único que fuiste.

Uniste para siempre tu nombre a esta bellísima lengua que compartimos.

Luz para generaciones de ayer, hoy y mañana.

Inmensa e indeleble será tu obra dejada a la humanidad.

Nunca te olvidaremos, Paulino,

Orgullo nuestro.

Valentín KOTCHIInstituto Paul Ndoba de Bongolo, Lebamba.

LA  « B  » MAYOR

Me enseñaste

La « v » de vaca,

La « b » de burro,

Tu obra nos enseñó

La « B »mayor.

Más que una letra,

La « B » mayor es

Una forma de ser y hacer,

Más que una vida única,

La « B » mayor es

Una semilla que va brotando y se propaga

Tal polvo de amaranta,

En la enseñanza 

De este idioma,

Más allá de

Estas llanuras, selvas

Y ríos profundos,

Del país desconocido.

La « B » mayor es

La « B » de Bithougat,

Cuya despedida

Nos deja una

Nueva lección.

Padre, descanse en paz.

Tatiana Nyangui, Lycée Public Jean Arsène Bounguendza, Lastoursville.

Paulin BITHOUGAT, l’ancêtre…

 Pas même un océan ne s’est mû,

Quand s’est déposée ta charpente osseuse!!!

Mais le soleil équatorial poursuit sa course fertilisante,

Etreignant à chaque passage tes empreintes laissées sur le terroir…

Allez, âme ailée, vas-y, flirte pour toujours avec tes aïeuls : Ogooué, Nyanga,

Milondo1, Ngour Mikong2, Kokaméguel3,  Belinga4, Komo …et Kilimandjaro!

Non, non, non, non, non,  l’ARTISTE, tu n’es pas mort ;

 Tu t’es fondu dans TON ŒUVRE !!!

1.Le Mont Milondo (1020 m) situé entre la Ngounié et l’Ogooué-Lolo,

2.Le Mont Ngour Mikong (993 m) dans le Moyen-Ogooué, 

3.le Mont Kokaméguel (938 m) dans le Woleu-Ntem, 

4.le Mont Belinga (895 m) dans l’ogooué-Ivindo.

 Léopold NGAKAGA,  Hispanisant et admirateur  du Grand Paulin BITHOUGAT. Libreville.

A MONSIEUR PAULIN BITOUGHAT

La mort d’un être cher est autre chose. Elle est un secret que chacun porte en soi de façon différente. La mort permet aussi à montrer à celui qui n’est plus là qu’on est digne de lui. Je pense en particulier à Monsieur Paulin BITOUGHAT dont la disparition a révélé la face cachée de l’homme qu’il incarnait.

Il savait cultiver l’amour et l’amitié. Comment oublier l’enseignant exemplaire? Le collègue apprécié, le père attentionné et le compagnon de maman Rachel? Impossible. Votre mémoire sera toujours gravée dans le système éducatif du Gabon.

Vous laissez un vide immense derrière vous. Et c’est avec beaucoup de tristesse et de compassion que je présente mes plus sincères condoléances à votre compagne et à votre famille la plus élargie pour leur témoigner de mon soutien dans ce moment douloureux.

Et pour mieux surmonter votre disparition, nous n’aurons qu’à nous souvenir de votre rire, de votre bonne humeur, de votre bonté et de votre éternel optimisme.

     Repose en paix.

Ndiatsa Florise BISSIELOU,Institution Immaculée Conception, Libreville.

¡Al Tio Paulin BITOUGHAT!

Tuve la suerte de encontrarle en el año 1992, al mes de junio, durante el examen del BEPC en el centro del Lycée d’Etat de l’Estuaire. Lo que pasó, pasó rápidamente, pero suficientemente marcador para la alumna que era yo en aquel entonces.

Iba interrogándome sobre mi documento. Entonces, lo primero que me marcó fue que, al comenzar el oral, se me fue el miedo. Se comportaba como si me conociera antes.

Como si fuera una antigua alumna suya. Eso me sorprendió y me animo a dar todo lo que sabía yo del español en función de su cuestionario…

Al final de este oral, estábamos riendo porque me pidió mi edad mientras estaba mirando él su reloj.

Bienvenue ESSONO ASSOUMOU, Profesora de español, Lycée Léon Mboumba, Fougamou.

EN AQUEL DÍA DEL TRES DE MAYO, SE APAGÓ UNA LUZ,

Aquella luz que iluminaba a mi mente y al mundo hispánico.

Paulino, con una de nuestras lágrimas, inundaremos este vacío que nos dejas.

Contigo, hemos conocido el amor de la lengua española.

Sigues vivo entre nosotros.

En el firmamento, brilla una estrella.

Aquella estrella que es la encarnación de tu presencia entre nosotros.

Nunca te olvidaremos.

Descansa en paz, luz del mundo hispánico.

Apollinaire OBIANG NGUEMA, Lycée Eugène Marcel Amogho, Franceville.

AU REVOIR L’ARTISTE

Grand frère de par la tribu parce que nous sommes tous deux Nkodjeign. Toi d’Adzabilone et moi d’Ewormekok, juste 1 kilomètre sépare nos deux villages.

Père par ton âge et surtout le travail que tu as déroulé tout au long de ta vie.

Malheureusement je ne t’ai jamais rencontré

Enfant, au village, c’est ton frère Felix Fondoko que j’ai connu et vu. Après j’entendrai parler et rencontrerai ta sœur Christiane.

C’est plus tard que je vais  découvrir Paulino L’ARTISTE le véritable, en côtoyant mon ainé Desiré Ella Owono qui me conteras tes prouesses et ton talent. Comme si le destin voulait que je te connaisse,  *je devins le premier stagiaire de ton fils et disciple Franck Douckaga*. Et lui, à son tour me fit tes éloges, mais jusque-là je ne t’avais jamais rencontré.  L’envie et la soif de te rencontrer me prennent, mais je ne t’apercevais seulement au loin au volant de ta petite voiture noir.

Affecté au Lycée General Nazaire Boulingui de Tchibanga, là encore je te rate de justesse parce tu viens d’être remplacé par Daniel Ekale Ndong, qui à son tour va me dire combien tu l’as encadré, lui jeune Proviseur qui venait remplacer une icône.

Alors une question me vient à l’esprit:

Pourquoi n’ai-je jamais eu la chance de te rencontrer ou bien c’est l’Eternel qui l’a ainsi voulu?

Mais saches que bien que ne t’ayant jamais rencontré directement,  je me suis abreuvé à ta source, en rencontrant successivement trois de tes produits sur ton chemin que j’ai à mon tour emprunté.

Artiste tu as été par tout ce que j’ai entendu et lu ici après ce « 3 de Mayo » et artiste tu demeures parce que tu nous as façonné sans nous connaître et sans le savoir toi-même.

Au revoir L’ARTISTE et que la terre de nos ancêtres te sois légère.

Constantin ESSONO ESSONO, Docente en el Instituto Jean Jacques BOUCAVEL, Mouila.

EL TIEMPO Y LA MUERTE NO TE BORRARÁN

DE NUESTRAS MENTES DON PAULINO.

Aquel tres de mayo de 2020, nuestro formador de la primera hora, consejero de siempre, amigo de buenos y malos momentos se marchó sin despedirse de nosotros y sin darme particularmente la oportunidad de encontrarle físicamente.

Sin embargo, no me quejo demasiado porque iluminaste la mayor parte de las generaciones de profesores de ELE. Eres nuestro mayor, nuestro modelo, nuestro guía para siempre no sólo en la enseñanza del ELE querías tanto, sino también en la vida corriente.

Aquel tres de mayo de 2020, la amargura de tu muerte tan desapacible es como un clavo en todo lo que hiciste.

Te quedas para siempre aquí con nosotros.

Ulrich NDONG MBALycée d’État Jean Stanislas Migolet, Koula-moutou.

PAULINO

Paulino, las palabras nunca expresan sentimientos profundos.

Qué camino desde la ENS hasta Paul INDJENDJET GONDJOUT!

Paulino, luz eterna

Tío, sembraste en una tierra fértil una semilla eterna. La obra de un héroe nunca muere. Acabas de marcar de nuevo para siempre las mentes de tus colegas, alumnos este 3 de mayo, eso no es casualidad, porque eras, eres y serás nuestro hilo conductor, nuestro Paulino, nuestra luz para la enseñanza en general y del español en particular.

A través de tantos homenajes, sigues educándonos, enseñándonos. ¡Qué fuerza hombre! Continúa iluminando tu « Nuevo Mundo ».

Tu herencia es una huella viva hasta generaciones.

« Elena » como me llamabas.

Hélène OMBANDA, Institut Immaculée Conception, Libreville.

LE ZELE DE L’ENSEIGNANT

Paulino, tu m’as tenu en classe de première puis en terminale,  au Lycée d’ Etat de l’Estuaire,  actuel LPIG.

Quel enseignant zélé !

Le zèle dans l’amour de la langue espagnole.

Le zèle pendant ses cours, ses enseignements.

Le zèle dans ses interrogations.

Le zèle dans son dynamisme.

Le zèle dans sa voix.

Le zèle dans sa disponibilité.

Le zèle qui signifie ici: faire plus, avoir un esprit créatif, dévoué.

A travers ce zèle, tu nous enseignes que nous devons être des enseignants zélés !  Malgré les conditions parfois difficiles dans lesquelles nous travaillons.

Tu resteras à jamais dans nos cœurs.

Descanso eterno señor profesor.

Carine NKOLLE ONDZAGHA, Professeur au CES Raymond Bouka, Libreville.

ZA’YE LIGHE YE DO?

Que de douleurs, de pleurs et de déchirements !

Que de souvenirs, témoignages et hommages !

Mais une question reste et demeure:

Eza’ye lighe ye do?

Oui, qui sera l’heureux héritier ?

Le bon élève ou le collègue fidèle ?

Pour perpétuer son patrimoine didactique ?

Eza’ye lighe ye do?

Qui va concrétiser le projet d’introduire

Le document iconographique à l’écrit au Bac ?

Eza’ye lighe ye do?

Lui-même l’ayant expérimenté à Berthe et Jean à un examen blanc.

Fruit du partage lors d’un atelier pédagogique en 2013.

Conseillers pédagogiques et Inspecteurs: Eza’ye lighe ye do?

 Sylvie MENGUE M’OBAME, Lycée National Léon Mba, Libreville.

PARA TI MI PAPI PAU (PAULIN BITHOUGAT),

 Sí papi porque tenía este derecho a llamarte así desde el momento en que nos conocimos gracias al señor Franck Doukaga, me trataste ya como a una hija.

De hecho, estaba preparando mi informe que tenía el tema: « la versión de Madame Bovary » y estabas muy feliz de trabajar conmigo. Te dije mi deseo de convertirme en profesora de español y me animaste ayudándome.

Todavía recuerdo que una mañana me llamaste, estabas con mamá Rachel, querías que me subiera a la carretera rápidamente, y corrí… Era sólo para entregarme caracolas (pain aux raisins)

¡Qué gran padre tuve!!!!

Siempre estando en el lugar donde tiene que estar, haciendo talleres por mí con el señor MOMBO en el instituto de Bikélé.

Soy lo que soy hoy gracias a Ti,

Estabas allí para mí cuando me lastima, ¿cómo podía imaginar que este 14 de noviembre 2019 sería la última vez que te veré? ¡Qué dolor, papá, qué vacío dejaste en mí!

Eres toda una biblioteca que guardaré y nunca se quemará porque irá de generación en generación, eres un buen ejemplo,

MI BUEN EJEMPLO.

Nos quedaban muchas cosas por hacer.

Que Descansa en Paz Mi Querido PAPI.

Tatiana MBEK’NANN MANDZA MUGADJ MOMBOT, Lycée Public de Bikélé, Ntoum.

HASTA SIEMPRE TÍO.

En la vida del Hombre, hay seres que marcan.      

Positivamente o negativamente, pero de verdad que te marcan.    

Tú, tío, has sido uno de ésos.                                    

Tú, Don Paulino, has cumplido con eso.           

De verdad,  mi profesor has marcado mi vida con una tinta indeleble.                             

Porque cuando te conocí, mi pasión por la lengua castellana era débil.         

 Ni siquiera estaba de acuerdo cuando el Gobierno me otorgó una beca para estudiar estudios ibéricos.             

Pero fuiste tú, entre unos pocos, quien me animó a seguir estudiando en eso  una vez en la universidad, solías abrirme las puertas  de tu hogar, en el C. E. I.,  cuando me tocaba trabajar en eso.         

Entré en tu casa y descubrí que tu pasión para la cultura castellana, no se limitaba en hablar español.            

Hasta tenías, en tu hogar una mujer que habla español.                              

Había por todas partes, una representación de España: cuadros de pintores famosos, retratos de los Monarcas, regalos comprados en tiendas de « souvenirs ».                         

Tantas cosas que mostraban que solías volver allí de inmersión, a lo largo de tu carrera profesional  y que nunca cortaste el vínculo con tu segunda Patria.                 

Tu pasión al hablar del fútbol,                         

Hasta querer echar una mano a tu País, cuando contrataron a Camacho, como entrenador  del equipo  nacional de fútbol,                           

 Me muestra de verdad  que seguía viva  la cultura española en tu mente.                            

Tío, aquel día del 3 de mayo de 2020  cuando paraste de hablar, se apagó la luz que iluminaba tu camino,    

Sin embargo, inconscientemente se encendió la luz de numerosos docentes de ELE a los que nunca conociste, nunca encontraste, nunca enseñaste.                         

Sí, tío, se acaban de encender nuevas luces,  así que, vete en paz, seguiremos con esta pasión que compartiste generación tras generaciones.                     

Seguiremos luciendo para ti.                                

Iluminaremos tu camino para que nunca mueras  en la mente de los hispanistas.              

Adiós Tío,  Adiós profesor,          

Adiós colega.                

Tu nena.

Irene Olga AMBASSA, Colegio Mgr  BESSIEUX. Libreville.

HOMMAGE À M. BITOUGHAT

Que puis-je te dire?

Déjà élève en 4è

Je changeai le cours de ma vie

J’eus de l’aide grâce à toi

Alors, que puis-je te dire: merci

Déja élève en terminale LEE

Tu renforças cette envie de langues

J’eus le choix de l’espagnol grâce à toi

Alors, que puis- je te dire: merci

Quand on perd une mère,  on perd un appui

Quand on perd un père,  on est perdu

Ton écoute, tes conseils me manquent déjà: père

Ton rire, ta véhémence,  tes reproches m’ont forgé

Alors, que puis-je te dire: merci

L’élève que j’étais a bien compris tes leçons

L’enseignant que je suis n’aura de façons

Que de garder ta pensée sans faille

Mais, que puis-je te dire: merci

Tío, señor, hombre, Paulino c’était toi

Pour moi, tu es et seras toujours: señor

Cette appellation relève de ta grandeur d’esprit

Que puis-je te dire: merci

Quelle compagnie se chargera de toi?

Quel pilote t’accompagnera?

Qu’en sera-t-il de Rachel?

Que puis-je te dire d’autre sinon: ADIEU

Marlette ANDEME NGUEMA, Lycée Jean Baptiste Obiang Etoughe, Libreville.

EZA AYELIGA DO?

Dans le silence de mon cœur meurtri, je vous ai vu, lu et entendu.

J’ai vu des hommes et des femmes brisés par la douleur,

Des hommes et des femmes qui savent pleurer,

Des hommes et des femmes honorant leur champion,

Des hommes et des femmes qui savent d’encourager,

Des hommes et des femmes solidaires,

Des hommes et des femmes profondément humains,

J’ai vu le GRAND DÉPARTEMENT D’ESPAGNOL

Comme nous le voulons.

Eza ayeliga do? C’est vous.

Vous êtes les héritiers de cet esprit que Paulino a impulsé.

Il a formé, encadré, encouragé chacun de nous d’une manière ou d’une autre.

À sa suite, prenez le relais :

Rassemblez, formez, encouragez, impactez la jeunesse gabonaise.

Je veux juste dire merci à chacun de vous.

Merci, merci, merci pour tout.

Noélie MIMBOUI NDONG, Inspecteur Pédagogique, IGS, Libreville.

ADIEU PAPA

Ah, papa, tu t’en vas, en laissant derrière  toi un grand  héritage.

Ta famille biologique.

Tu laisses ta grande famille : Hispanigab inconsolable.

Tu t’en vas parce que   tout simplement  ton départ  nous  a été  imposé.

Avec autant  de témoignages positifs, tu ne méritais pas de t’en aller ainsi.

Todos estos testimonios, para decir, no te vayas, quédate con nosotros.

Paulino, se fue… Qué tristeza.

Para unos, la luz se apagó este maldito tres de mayo.

Pero, para su gran familia HISPANIGAB, Paulino, fue y queda para siempre una luz que nadie en el mundo ya no podrá nunca más apagar. Hacía falta morir para que unos te descubrieran más,

Sin haberte conocido antes.

Paulino, te echaremos de menos.

Para siempre vive en HISPANIGAB.

Judith Augustine ANDEME NDONG, CES Akebe-ville, Libreville.

Señor BITHOUGAT,

Je fais (à mon plus grand regret) partie de ceux qui n’ont pas eu l’occasion de vous connaître, mais qui s’émerveillent face à ce bel élan que provoque votre départ prématuré vers l’au-delà. J’aurais vraiment apprécié vous avoir eu pour mentor.

Les témoignages faits par mes ainés confortent ce sentiment,

Du coup, j’ai l’impression d’être un puzzle avec une pièce manquante.

Cependant, je trouve le réconfort dans le fait d’avoir eu certains de vos collègues et élèves comme formateurs, ils m’ont transmis et inspiré une partie de votre héritage…

J’en suis fièrement reconnaissante.

L’hommage qui vous est rendu aujourd’hui, confirme ces mots de Jean Jaurès:

 “On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est.”

Vous avez enseigné ce que vous étiez en donnant un peu de vous tout au long de votre carrière professionnelle et vous en aviez encore à donner,

J’en suis persuadée.

Votre œuvre demeure et demeurera toujours car elle est une grande et belle empreinte indélébile pour la communauté hispano gabonaise, pour l’enseignement…

¡Hasta siempre!

Alida TSONA PAMBOU, Lycée technique National Omar BONGO, Owendo.

A USTED, SEÑOR BITHOUGAT

Tan joven como soy no le puedo considerar como mi colega sino mi profesor, un guía, un modelo, una referencia para mí y para muchas generaciones de hispanistas gaboneses.

Así, como muchos, digo: “QUIERO SER Paulin BITHOUGAT.”

No le conocí, tampoco tuve la ocasión de encontrarle una vez. Pero al leer y escuchar lo positivo que se cuenta, deduzco que: fue un docente apasionado, humilde, natural y rigoroso.

Para los que fueron sus alumnos en situación, me imagino que les transmitió la misma pasión, la misma humildad, el mismo rigor,…

Me imagino que Usted forma parte de esta clase de docentes que nos dijeron desde la iniciación que el español no es el francés, ni otro idioma aunque con unos tienen la misma raíz. Sí.

Me imagino que Usted les decía a sus alumnos que el español no es difícil ni fácil, que es una lengua que se puede dominar con la pasión.

Me imagino que Usted no tenía preferencias entre sus alumnos, que les animaba a todos y que nunca les desanimó por sus malas notas.

Con tantos docentes que Usted ha inspirado, debe saber que ha dejado una huella que nadie puede borrar. Se dice que se muere un artista y yo añado que tampoco se muere un docente como Paulin BITHOUGAT.

Si le pudiera encontrar ahora, sería sólo para preguntarle:

¿Cómo hacía Usted? Como ya no es posible, pues… Nada.

¡Adiós, señor!

Wilfried IBOUANGA (ENS 2014), Instituto Jean Jacques BOUCAVEL, Mouila.

SOUVENIRS DE NOTRE AINE, FRERE

ET ICONE DU DEPARTEMENT D’ESPAGNOL!!!

Hola hermanita,

Salut mon beau-frère !

C’est ainsi que tu nous saluais tous les matins devant le portail du Lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe!!

Homme très humble, très souriant.

J’aurais pu être ton élève au regard des aînés que tu as enseignés et encadrés (Irene Ambassa, Luisette Eyang, Desiré Ella Owone….)

 Tío comme je t’appelais, tu ne te gênais pas de venir papoter avec moi  quand je venais déposer mon époux au LJHAE chaque matin.

Je ne n’oublierai jamais ta modestie, ton humilité pour tes cadets.

A travers ces rencontres matinales mon époux  a appris à te connaître, à t’aimer et à te respecter.

Tio, tu m’as marqué lorsque dans ta disponibilité et humilité, tu étais devenu le chauffeur de notre petite sœur dans la profession Marlyne ta collaboratrice  de Berthe et jean (cette fille, inconsolable,  vient encore de perdre un soutien cher)

Par ta ponctualité, tu étais mon horloge lorsque je voyais que Marylin t’attendais encore sur ton passage, j’étais rassurée d’être  à l’heure pour mon lieu de travail.

Je ne t’ai pas connu comme enseignant ni collègue plutôt comme une petite sœur, une fille et  surtout bénéficiaire de ton expérience professionnelle.

Homme infatigable car je t’ai mieux connu « maltraité » mais proviseur à Berthe et Jean, preuve de ta passion pour ce noble métier.

Ahí aprendí a conocerte más, a amarte y a compartir este modesto oficio.

Tío mío ¿qué decirte?

Solo llorar, llorar y llorar pensando en mi hermana mayor y mi madre Raquel que yo no puedo mirar cara a cara en este momento de tristeza.

Tío márchate, vete a prepararnos un sitio entre los ángeles,

Que no nos olvides.

Descansa en paz tío.

Solo es un adiós.

Nadine Alida MENGUE BIYOGHE épse Evina, Lycée Jean Baptiste Obiang Etoughe (Sibang), Libreville.

DON  PAULINO SE FUE

Nos hemos acostumbrado a la fecha del 2 de mayo en la hispanidad y ahora otra fecha, el 3 de mayo. Don  Paulino se fue.

La existencia humana siempre  ha sido un misterio.

Jesucristo fue y todos no lo vieron pero lo conocen todos por sus obras.

Don Paulin, muchos de nosotros no te vimos pero ahora te conocemos por tus hazañas de un héroe famoso  cuyas obras fantasmagóricas inundan las redes del mundo educativo.

Tus huellas endebles grabadas aquí en el Instituto Moïse Nkoghe Mvé  dónde fuiste « proviseur »   testifican aquel hombre eras y todos de igual testimonio. 

Padre Paulino, descanse en paz y prepáranos en el paraíso un espacio a tu lado para que sigues  enseñándonos tu experiencia.

Agradecemos a todos aquellos que colaboraron  para la  edición de este homenaje a Don Paulino y esperamos a que se mantenga de manera continua  esta atención particular.

Hipólito EDOU ONDO, Censeur Pédagogique second cycle Lycée Public Moïse Nkoghe Mvé.  Mitzic.

¡AL MAESTRO DE MI MAESTRO!

(Dios sólo se lleva lo mejor)

Yo me uní a Désiré ELLA OWONO  tu discípulo, desde la clase de 1ère, exactamente como lo hizo él contigo, cuando se hizo tu discípulo.

Con que no tuve la oportunidad de cursar en la ENS, TUS ENSEÑANZAS, reproducidas por quien formaste y que fue mi maestro a mí, me hicieron muy pronto profesor de lengua española y, hasta le fecha, corren por mis venas como el agua que nunca para de correr por el río. En pocas palabras, mi ENS, lo hice contigo a través de tu discípulo Désiré ELLA OWONO.

¡ABUELO! durante muchos años, fui reproduciendo tu enseñanza sin nunca haberte visto hasta que viniera aquella tarde de aquél día,  cuando por primera vez, POR FIN nos encontramos no lejos del puente de Nzeng-Ayong, tú en tu coche en compañía de tu discípulo Désiré ELLA OWONO y yo andando, camino hacia la primera gasolinera. Os parasteis un momento por mí.

Me faltaban palabras para expresar mi sentir, mi alegría por haber encontrado POR FIN al HOMBRE, al ÍCONO de quien tanto oí hablar… Me diste un gran abrazo muy afectuoso y, tomándome por la mano y mirándome ante los ojos, me dijiste: « ¡hijito mío! ¡Ama lo que haces y hazlo de buena fe! »

Hoy, recuerdo aquel día con gran nostalgia pero,

DIOS SÓLO SE LLEVA LO MEJOR.

Siempre estarás grabado en nuestros recuerdos.

Louis Narcisse NTONELycée Paul INDJENDJET GONDJOUT, Libreville.

ES LA UNA DE LA NOCHE….

A esta hora de la noche (1h)  me despierto y me pongo a escribir sin saber que hablaré Señor BITHOUGAT

Siempre a mis alumnos les hablo de mi querido padrino como le suelo llamar, Ndinga Mayombo pero me doy cuenta de que nuestra bella y maravillosa lengua española ha conocido muchos iconos. Cada uno en su tiempo con sus discípulos.

Me despierto con esta  alegría de saber que usted formó demasiados enamorados del castellano y sonrío dándome cuenta de que usted permanecerá inmortal en nuestras mentes.

Incluso durante su largo viaje hacia el cielo, su amor para la lengua y para nosotros (aunque usted no conoció a todos) continúa manifestándose. Yo, sin saber por qué me pongo a contribuir para su funeral y me pongo a llorar de envidia de poder saludarle solo una vez.

Desgraciadamente me doy cuenta de que usted ya no podrá contestar pero tengo una sonrisa porque sé que usted permanecerá en cada uno de sus alumnos de HISPANIGAB y usted me podrá contestar por ellos.

Usted provocó en muchos de sus alumnos este interés para el español y nosotros beneficiamos a través nuestros diferentes docentes que te conocieron y eso me pone muy feliz y orgulloso.

Descanse en paz querido Don Paulino, nunca su obra desaparecerá, usted supo construir su destino

Elka MOUSSOUNDA, Instituto Amiar Ngang’han, Mbigou.

DON PAULINO

El tiempo y la muerte no te borrarán de nuestras mentes Don Paulino.

Aquel tres de mayo de 2020, nuestro formador de la primera hora, consejero de siempre, amigo de buenos y malos momentos se marchó sin despedirse de nosotros y sin darme particularmente la oportunidad de encontrarle físicamente.

Sin embargo, no me quejo demasiado porque iluminaste la mayor parte de las generaciones de profesores de ELE.

Eres nuestro mayor, nuestro modelo, nuestro guía para siempre no sólo en la enseñanza del ELE querías tanto, sino también en la vida corriente.

Aquel tres de mayo de 2020, la amargura de tu muerte tan desapacible es como un clavo en todo lo que hiciste.

Te quedas para siempre aquí con nosotros.

Ulrich NDONG MBA, Lycée d’État Jean Stanislas Migolet, Koula-moutou.

EN AQUEL DÍA DEL TRES DE MAYO, SE APAGÓ UNA LUZ,

En aquel día del tres de mayo, se apagó una luz,

Aquella luz que iluminaba a mi mente y al mundo hispánico.

Paulino, con una de nuestras lágrimas, inundaremos este vacío que nos dejas.  Contigo, hemos conocido el amor de la lengua española.

Sigues vivo entre nosotros.

En el firmamento, brilla una estrella.

Aquella estrella que es la encarnación de tu presencia entre nosotros.

Nunca te olvidaremos. Descansa en paz, luz del mundo hispánico.

Appolinaire OBIANG NGUEMA, Lycée Eugène Marcel Amogho, Franceville.

NO TE FUISTE HOMBROTE

Porque dejaste:

Para la docencia,

Tu experiencia;

Para el alumno,

Los valores de la vida que le  inculcaste;

Para tu familia, no solo el llanto, sino tú día a día

Para los familiares,

El recuerdo de una persona excepcional;

Para el país,

La grandeza de tu sabiduría y de tus actos;

Para los amigos,

Tu sonrisa que seguirá iluminando el recuerdo;

Para tu esposa,

La vida, el amor y no la tristeza;

Para España,

Un paso fidedigno que ennoblece;

Para la vida,

El eterno valor de un Hombre fiel, extravertido y genial.

Dios te recibirá sin juicio.

Hasta pronto Caballero.

Fidèle Gontran LOUBANGOYE, Docente del Instituto Técnico Omar Bongo, Owendo.

ECOUTONS LE MVETT

Dans certaines cultures il y a des rites très importants. Le cas du Mvett chez le peuple Ekang, après l’inhumation d’un homme.

Bien que n’étant pas conteur, je vais le devenir pour te rendre  hommage    Maestro, Tío Paulino.

Je sème le vent !

Oui !

Je tire l’éléphant.

oui !

Ce  jour est un dimanche !

Oui !

Que les oreilles écoutent !

Qu’elles  écoutent le Mvett!

A- atare na’a: « Me kobegue! »

Au commencement: « je parle ».

Dans le ciel au Nord du pays naquit une une étoile un 17 juillet de l’an  1953. Elle descendit  dans la tribu Nkodjeiñ, de Nkoum Ekeiñ. Ses parents lui donnèrent le nom de BITHOUGAT. Il grandit en conformité avec l’éducation chrétienne et la tradition. Cette double éducation  forgea sa personnalité et devient un homme complet, au sens même du terme.

Dès son jeune âge, il embrassa  la carrière enseignante  qui aima à l’extrême et donna tout de lui dans celle-ci.

Je sème le vent!

oui !

Je tire l’éléphant !

oui !

Que les oreilles écoutent !

Qu’elles écoutent le Mvett !

Oui, ce  passionné de la langue de Cervantès, je l’aperçus pour la première fois, pendant mon stage de CAPCEG au lycée d’Etat de l’Estuaire, l’année académique 87/88. N’étant  pas mon tuteur nos contacts se limitaient par un simple « Buenos días Señor » que je lançais à distance par respect et, lui de répondre par un sourire, comme pour m’encourager.

Mais, je le connus véritablement pendant le séminaire national  organise à Libreville à l’institut Immaculée Conception, sous la tutelle du M.E.N, ayant pour thème : « Explication  et commentaire des documents » en mars 1991.

 Pendant ledit séminaire, j’ai vu le « Genie  Bithougat » émerveillé tous les séminaristes présents. De mes yeux, je n’avais  vu une telle maitrise. C’est ainsi, que mon admiration  est née envers la personne, admiration  qui a cédé place à l’amitié.

Maestro, avec trois types de documents: un texte, une caricature et une photo. Tous ces  documents  portaient sur le même thème. Il avait reparti la classe  en trois groupes et, réussit  à expliquer les trois documents  en une séquence de cours. A la pause, je m’approchai de lui pour comprendre  comment cela pouvait être possible. Avec son sourire légendaire il me répondit simplement : « il faut aimer ce  que tu fais. Mets-toi dans l’esprit du document, fais corps  avec et, tu verras que le reste viendra seul. »  Je lui ai dit que c’était du génie  et l’appelai « Maestro ». Il m’a dit que c’était trop d’honneur pour lui, qu’il préférait que nous en restions à  » Tío « .

Aujourd’hui, après trente-deux ans de carrière, je n’ai jamais pu expliquer trois documents  au cours d’une séquence de classe. Mais, celle del Maestro a marqué toute ma carrière.

Qu’écoutent vos oreilles ?

Elles écoutent le Mvett!

Chantons le Mvett!

Chantons avec le cœur!

La bouche parle avec les mots!

La bouche peut tout dire!

Le cœur seul sait parler,

Le cœur seul sait tout dire.

Ah, si le cœur était la bouche,

Les hommes  comprendraient le Mvett!

Oui, au cours de ta carrière tu posas de nombreux actes  positifs qui sont passés dans l’anonymat. Quand on pose un acte bon, on s’attend, si non à une récompense concrète, tout au moins à une reconnaissance ou une consolation  morale  et psychologique, un merci.

Toi, tu ne te piquais pas et n’avais  jamais pu te piquer de l’absence de gratitude  envers ton action. Tu ne te lamentais  pas de d’être « usé en vain ». Ah, oui, tu étais mis à l’épreuve de la patience envers tes élèves, tes stagiaires, tes collègues et tes collaborateurs. Tu t’en sortais toujours souriant, parce que ton abnégation, ton professionnalisme  et expérience ne se réglaient sur aucun calcul. De fait tous tes savoirs « savoir être, savoir-faire, etc… », ne te garantissaient ni privilèges, ni « exonération » sociale, politique, etc…

Ils t’assuraient seulement l’Amour du prochain à travers  lequel  tu servais  ton Seigneur, et de cœur ferme tu t’appuyais sur lui.

Je sème le vent!

Oui!

Je tire l’éléphant!

Oui!

On voit  tout, on voit  tout !

On voit  tout sur la terre des hommes!

On voir la lumière!

On voit l’obscurité !

On voit le bonheur !

On voit le malheur!

On rit, on danse, on se réjouit !

On pleure, on souffre, on meurt!

Qu’écoutent vos oreilles ?

Elles écoutent le Mvett !

Oui, Maestro, Tío Paulino le modèle que tu étais, est un « Christophoroi » (Un porteur de Dieu). Tu portais le Christ pour le communiquer, pour le faire connaître, en tant qu’il est source de joie, de bonheur et de réconfort. Cela a suscité de nombreuses vocations auprès  tous tes apprenants et l’admiration auprès de ceux qui ont  entendu  parler de toi.

A notre dernier jury du B.E.P.C 2013, au collège  Ba Oumar, tous les matins  tu nous apportais des croissants et des jus de fruit que tu achetais de ta propre poche. Oh, une générosité inégalable. Et, tu as fait cette blague: « oh, tío, je ne crois pas que je vais cesser de travailler  cette année. Est-ce que ma mère ne s’est pas trompée d’année  de naissance en allant faire ma déclaration  de naissance ».   Tu voulais dire  par là que tu avais encore beaucoup à donner.

Oui, Maestro, Tío Paulino, aujourd’hui en voulant t’imiter, j’offre une petite collation aux membres de mon jury à la fin de chaque  examen.

Maestro, le 30 mars dernier en vous voyant dans l’allée sous-bois de ta résidence  de Bikele, Big Fred Memine me Zue et toi, j’ai écrit ceci: « Dos iconos de la Educación Nacional y jubilados felices » (deux icones de l’Education  Nationale et retraités  heureux), comme toujours tu m’as répondu par le sourire, comme pour me dire  de tenir  bon, mon tour arrivera. Oui, je tiens avec la grâce de l’Eternel pour continuer  l’œuvre.

Oui, ta vie était une vie donnée. Elle traduisait le don de soi, le dépouillement et l’oubli intra personnel  pour se faire offrande donnée.

O nature! Que t’ai-je fait?

Soleil qui me regarde, écoute mes pleurs.

Suis-je victime de la charité?

De la charité qui me rend populaire?

Suis-je victime de l’Amour de mes semblables ?

De cet Amour qui m’attire des amitiés?

Que dois-je faire porque le bien triomphe?

La bonté, en ce  monde, a perdu sa place.

Seul le mal commande l’univers.

O Nature! Que t’ai-je encore fait?

Soleil qui me regarde, écoute mes pleurs.

Je sème le vent!

Oui!

Je tire l’éléphant!

Oui!

Qu’écoutent vos oreilles?

Elles écoutent le Mvett!

Oui, Maestro, Tío Paulino, Providence Divine tu quittes cette terre  pèlerine le 03 mai 2020.

Oui, « 03 mai » titre  du tableau du peintre espagnol Goya. Œuvre que tu affectionnais exceptionnellement. Rien de hasard dans la vie. Dans ta simplicité, tu as toujours plus ou moins dénoncé ces  cérémonies  funéraires ou se mêlent beuveries et mondanités qui n’ont rien à voir avec le respect dû à la mémoire du défunt.

Le Seigneur te retire de la terre dans le contexte  marquant les restrictions concernant les cérémonies  de mariage et de funérailles, pour qu’autour de ta dépouille règne le respect et la prière.

Oui, Maestro, Tío Paulino tout bienfait  accompli de bon cœur, trouve  toujours un  écho favorable et n’est jamais méconnu de Dieu. Dans son mutisme apparent, le Seigneur voit et agit. Toutes nos actions sont devant lui, comme un livre  ouvert. Il n’est pas indifférent á notre vie, mais se rend présent  selon nos actions.

Oui, digne Fils Ekang descendant des Immortels, tes œuvres te rendent immortel. Tu as bien appliqué  le Code  de Vie de tes Aïeux:

« Procurer du bien autour  de soi  et ne jamais faire de mal á son prochain ».

Que les oreilles écoutent!

Qu’elles écoutent le Mvett!

La tête du ciel  luit, la tête du ciel  luit!

La tête du ciel luit pour tout le monde.

Elle luit pour les pauvres,

Elle luit pour les riches.

Elle luit pour tout ce  qui est inerte,

Elle luit pour tout ce  qui respire.

Malheureusement il y a des aveugles,

Des aveugles qui ne voient pas la lumière du ciel!

La vie est-elle juste?

Oui !

La vie est-elle juste?

Non!

Chantons:

Oui et non!

Ecoutons tous:

Ecoutons le Mvett !

Philippe AKOGHE EFFOUA, Lycée Paul Emane Eyegue, Libreville.

A CET HOMME

À l’homme.

À cet homme.

À celui qui façonna

Et transforma

Avec amour

Et pour toujours

Tous les amoureux

Et merveilleux

Épris du métier

Grâce au levier

Transformateur

Et bienfaiteur

De cet homme

Qu’on nomme

Monsieur Bitoughat

Et qu’on appela

Aussi Paulino

Et encore « Tío »

Oui, c’est lui

Personnage inouï

Professeur

Tuteur

Encadreur

Transformateur

Tous les jours

Et pour toujours

À l’unisson

Nous vous dirons

Merci

Diboti

Akewa

Akiba

MONSIEUR BITOUGHAT

Notre papa.

Justine ZANG, épouse NGOUGOME, Conseiller Pédagogique, IPN, Akanda.

ME CALLO

Cuando las palabras pierden su sentido,

Me callo

Cuando la muerte tiene la última palabra,

Me callo.

Cuando el cielo nos cae de cabeza,

Me callo

Cuando la confusión reina,

Me callo.

Cuando el llanto es angustia,

Me callo.

Cuando vuelve a ser un drama contar las horas, los días, las semanas, los meses…

Me callo.

Cuando lo han dicho todo y que no hay nada más que decir,

Me callo

-¡Vamos! ¡No te calles! ¡Dilo!

Paulino, mi silencio no es sinónimo de indiferencia, no.

Solo es que:

Cuando el dolor es tan profundo,

Me callo.

Claire MVE, Inspecteur Pédagogique, Libreville.

A PAULIN

C’est pendant l’année académique  86 /87 que te vois pour la première fois au LEE où j’étais en stage CAPC et encadrée par Mme Zue Obame  que je salue au passage.

A  l’époque on respectait les mesures de distanciation par rapport  à nos aînés par peur? Par gène ? Par respect? Quand tu as su que j’étais mariée à un de ta tribu j’ai eu droit à tes taquineries.

En 89, grâce  à toi et a Koumba Massoussa Mickaël que tu as rejoint aujourd’hui j’ai su que les notes des membres d’un jury peuvent sauver la vie d’une etudiante qui a des problèmes extra-pédagogiques avec la tutrice. Paulin, Mikael et Power notre didacticien de l’époque vous avez transformé à votre manière le 2 de ma tutrice en un 11 à ma leçon devant le jury.

Je vous dis tout simplement merci.

Merci d’avoir fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Merci d’avoir changé ma vision du champ pédagogique.

Tu as su donner sans t’attendre à un retour quelconque. Avec ton départ,  je viens de me rendre compte qu’on peut aimer, s’aimer,  soutenir et se soutenir les uns les autres et que la distance n’est pas une barrière.

Notre dernière rencontre remonte au mois de mars 2019 .Tu es passé au collège  Avorbam où  j’étais le premier responsable. Tu voulais comme à ton habitude rendre service à quelqu’un. Dieu merci je l’ai fait. Tu avais promis repasser avec les croissants. Dieu en a décidé autrement.

Ma prière ce matin, adressée à la grande famille HISPANIGAB est que chacun dans ce qu’il est et où  qu’il soit garde cette flamme, cette spontanéité cet amour en mémoire de notre frère.

Double beau-frère. Repose en paix.

Bon dimanche à tous.

Jeanne d’Arc NDONG ONDO, Inspecteur Pédagogique, Owendo.

ON DIT QUE PARTIR, C’EST MOURIR UN PEU

« On dit que partir, c’est mourir un peu, mais s’en aller pour chercher Dieu, c’est trouver la vie »oui M. PAULIN BITOUGHAT«Paulino» pour les intimes, Maestro pour tes collègues, Tío pour tes élèves,  tu es certes parti,  mais tu n’es  pas mort car ton œuvre, ton expérience et les fruits de celle-ci  demeurent et demeureront  à jamais sur cette terre.

Tu es certes parti, mais je suis sûre que tu es auprès du Père,  là où il n’y a ni douleur, ni peine, ni malheur, ni tristesse, ni critique  ni injustice, ni rien de semblable.

Tu es certes parti, mais  tu restes à jamais gravé dans nos mémoires.

Je n’oublierai jamais tes blagues, toi qui pour me titiller, et me chahuter, avait trouvé  un verbe espagnol assez exceptionnel et  jamais rencontrer dans le monde Hispanique: « Malambar ».

Cher collègue,  on dit que partir c’est mourir un peu, mais pour tout  le département d’espagnol en général, et pour HISPANIGAB en particulier, tu es n’es mort, tu es juste parti.

Oui tu es parti, et tu demeures désormais auprès de ton Père dans les lieux  célestes, et que tu reposes désormais  en paix.

Partir c’est mourir un peu.

Rolande MALAMBA KOUMBA, Lycée Djoué Dabany, Libreville.

HAY TIEMPO PARA TODO EN ESTE MUNDO

Hay tiempo para todo en este mundo

Ayer, hemos trabajado juntos

Hoy, estamos llorando para ti.

Has muerto, y tus colegas sentimos un dolor muy intenso, una punzada en el alma; estamos vivos/as, nos quedan tus sueños que se agrandan cada día; nos quedan tus palabras; tu risa… Nos queda tu bello recuerdo que junto a la tristeza van encontrando las fisuras de nuestras almas por las que brotan estas lágrimas…

Ahora la tristeza nos invade, nos traspasa el corazón… Sigues vivo en nuestra mente, ahora todo es diferente, tú estás en el cielo y nosotros aferrados a tu música que suena a oración…

Descanse en Paz Tío.

Rockyse NTSAME, Instituto Ipendet Sokat de Baraka Misión, Libreville.

TU TESTIMONIO

No te conocía tío Paulino

Nunca se hablaba de ti Paulino

Pero dicen tantas cosas buenas de ti

¿Pero dónde estás?

Dicen que no estás aquí, ni allí pero allá.

¡Entonces ya no te veré!

¡Pues ya no te conoceré!

¡Claro que sí!

¡Te conozco!

Te conozco a partir de lo que dicen de ti.

Dicen que eras un excelente profe.

Dicen que formaste un montón de profes.

Dicen que amabas lo que hacías.

Dicen que luchaba por la educación.

Dicen que eras un modelo.

Un mentor

Un padre

Un colega

Un hermano.

Todo eso: eres tú

Pues ya te vi

Sí que te vi por tus obras

Tus obras estás sobre todo quienes te conocieron.

Entonces tu ser, tu alma y tu vida dieron lugar a tu testimonio.

Y el primer jurado del hombre es lo que dicen de él.

Dicen tantas cosas buenas de ti que creo que Dios te haya recibido.

Vete en paz tío Paulino.

Georgina EYANG OBAME de MAYOMBO, Prytanée Militaire, Libreville

HOMENAJE AL PROFESOR  PAULINO  BITHOUGAT,

FIGURA EMBLEMÁTICA DE LA ENSEÑANZA

DEL ESPAÑOL EN GABÓN.

Es fácil, cuando se ha alcanzado el éxito en nuestra profesión, atribuir todos los méritos al esfuerzo personal y a nuestras capacidades para lograrlo. Sin embargo, olvidamos a menudo lo que lo ha hecho posible. Olvidamos sobre todo que la contribución más grande y decisiva es la del mentor, la del profesor que ha vigilado nuestra evolución durante los primeros pasos, el profesor que ha impulsado nuestra carrera.

En mi caso este hombre excepcional, ha  sido Paulino BITHOUGAT.

Después del perfeccionamiento llevado a cabo con maestría en grandes  universidades en España, Paulino, ha sido el modelo del profesor que se ha dedicado con tanto profesionalismo y empeño en la enseñanza del español aquí en Gabón. Para mí ha sido un hombre modesto y concienzudo para quien la enseñanza y la pedagogía deben hacerse con rigor, sin perder la vista el trato humano.

Sus remediaciones me han llevado a fortalecer la aplicación de los recursos didácticos y pedagógicos para afrontar mis trabajos e investigaciones. Ha sido el padre cuyos profesionalismo y dedicación, buen hacer y anhelo  hasta conseguir el trabajo bien hecho y que no se queda incompleto guardaré de él.

Has sido la persona adecuada cuyas virtudes precisamente las idóneas para la buena práctica de la pedagogíaː mente clara, poco amigo de la divagación y florituras innecesarias. La verdad es que me ha formado con tanta entrega y profesionalidad. Ha sido también el fortalecedor de ánimo y tesón; viendo su prudencia y cautela ante la buena información, que antes de ser asumida debe contrastarse. Me ha sabido corregir con tacto y en los momentos de desaliento, ha estado  presente para animarme y siempre me ha apoyado para poder continuar gritandoː «¡María Luisita, hija mía, tienes capacidades para hacer mejor!»

El  momento que me acuerdo como si fuera ayer ha sido mi lección ante el jurado en 1998 en la clase de première A1 en el Lycée d’Etat de l’Estuaire, el actual INDJENDJET GONDJOUT. Esta clase tenía 115 alumnos. No presenció físicamente este examen. Pero no me sentía sola. A cada etapa de aquella actividad que era la de la explicación y comentario del texto, me acordaba  sus gestos y ademanes previamente inculcados con sapiencia. Al final me recibió el jurado. Observando la actitud de paulino cuando se enterró de mi calificación, realicé que experimentaba un sentimiento de honor,  felicidad y alegría. Y me sentí feliz también.

Hoy, todos los profesores de Lengua y Cultura españolas en general y los profesores para quienes  fue tutor paulino, siempre admiten que quedará un precursor, un icono de la Lengua española en Gabón.

De verdad que sí, se merece reconocer como un hombre talentoso y muy humilde.

Paulino, caudillo eres, ¡Dios te acoja!

¡Vete al seno de ABRAHAM  y descanse  en paz!

Marie -Louise  NIANGUI MOMBO, Consejera pedagógica, IPN,  Libreville.

HOMENAJE AL TÍO PAULINO

Tú me enseñaste con mi esposo en el año escolar 1986-1987.

Él en Terminale B1, y yo en Seconde LE1 en el Lycée d’Etat de l’Estuaire.

Tío Paulino,

Me has dado todo

Porque con tus consejeros hemos podido seguir con nuestra historia

Y hoy tenemos una familia.

Por ti, soy profesora de español

Y por eso, hoy te digo “gracias”.

Gracias por tu afán del trabajo*

Tu amor por la lengua

Tu pasión por la Cultura

Tío Paulino

Me has entregado todo

Gracias por tu talento

Tus valores

Tus anécdotas

Tus consejos

Tus estrategias

Tío Paulino

Me has dado todo

Gracias por tu elegancia

Tu referencia

Tu paciencia

Tu indulgencia

Tu presencia

Gracias por tu carismo

Tu idealismo

Tu realismo

Gracias por tu humildad

Tu voluntad

Tu disponibilidad

Tu tranquilidad

Gracias por tu rigor

Tu labor

Tu valor

Tío Paulino,

Me has dado todo,

Me entregaste todo

Me has dejado todo

Lo guardaré todo

Con todos esas gracias, que la tierra sea luz para ti

Descansa en paz

Lusette-Marie EYANG ZE de OVONO EDOU, Lycée d’Application Nelson Mandela.

MES LARMES DU SOUVENIR.

A Paulin Bitoughat.

– Bonjour Paulin

– Ah Florita ¿qué tal? ¿Y Umberto (mi esposo) qué tal?

– Está bien.

– ¿ Y Andeme ?

– Elle me supporte encore.

C’est ainsi que commençaient toujours nos échanges.

Je le rencontre pour la première fois à l’Institut Immaculée Conception en mai 1989 lors de ma leçon devant jury. Il fait partie d’un jury de cinq personnes. Ce jour-là Paulin m’a sauvée d’une situation cocasse alors que je ne le connaissais que de nom.

Je commence ma leçon selon la méthodologie en  vigueur: repaso y todo; y en el momento del reparto de los textos a los alumnos…problema. Me doy cuenta de que los he olvidado en casa. Je panique…et quand je suis sur le point d’annoncer la fin prématurée de ma leçon,  avec les conséquences qu’une telle attitude va occasionner, M. Bitoughat le perçoit et réagit d’une manière incroyable. Il détache de son dossier le texte et le donne à un élève en les encourageant à se regrouper par 4 (heureusement que nous étions à l’Immaculée avec 27 élèves dans cette classe de 1ère B). Il incita par ailleurs les autres membres du jury à faire de même. Dans le même temps, il m’encourageait par des gestes à poursuivre ma leçon.

J’ai ainsi pu terminer allègrement mon cours, qui a été couronnée d’une mention honorable.

Ça c’était Paulin. Tonton Paulin pour mes enfants.  Ce fût le début d’une longue amitié. Je découvrais un homme affable, « nsaza », généreux, hispanohablante de cœur et d’esprit.

Comment ne pas être frappée par son amour, que dis- je par sa passion pour l’enseignement de l’espagnol lorsque quelques mois après cette leçon il devint mon collègue au Lycée d’État de l’Estuaire.

Il sublimait el comentario de los documentos iconográficos, el Guernica, el 3 de mayo… Et que dire des petits exercices de conjugaison qu’il concoctait pour la faire réviser à ses apprenants ?

Kiéé !!!!!!

Nous nous sommes rencontrés pour la dernière fois au Lycée Blaise Pascal à l’occasion de l’oral du Bac français. Il voulait s’assurer que l’un de ses élèves admissibles serait bien présent et à l’heure. Mr Bitoughat, le proviseur l’attendait depuis un bon moment.

Sacré Paulin ! Za a ye li’i a do?

Ah Paulin, tu n’es pas parti. Tu es bien présent là avec nous. J’en veux pour preuve tous ces poètes révélés, inspirés par l’annonce de ton décès.

Oh Seigneur!  Andeme va encore supporter qui?

Va en paix Paulin. Regarde la floraison d’éloges qui te sont dédiés.

 » L’herbe sèche, la fleur tombe, mais la parole de Dieu demeure éternellement  » Esaie 40, 8.

Edith- Flore MINANG FILS, Inspecteur pédagogique. IGS, Libreville.

Je m’appelle Aristide Bertrand LENDJIGA, professeur d’espagnol actuellement en service à la DAP Haut-Ogooué. Je voudrais rendre un hommage mérité à ce grand homme, monsieur Paulin BITHOUGAT.

 En effet, je l’ai connu quand j’étais élève- professeur à l’ENS en 1998. Alors que j’étais en stage au lycée Nelson MANDELA, j’ai eu la grâce de le rencontrer par l’entremise d’un collègue. Ainsi, en homme très simple, il m’invita à assister à ses cours et me permit par la suite d’intervenir au moins à deux reprises dans sa classe de 2nde au lycée d’Etat de l’Estuaire. Et, après les cours, il me faisait toujours remarquer que j’enseignais pour moi-même et non pour les élèves. Car à son avis, je voulais juste montrer aux apprenants que j’étais le meilleur en espagnol en utilisant un lexique et des expressions quasi inaccessibles aux enfants.

A cela, il avait raison car je rentrais fraichement de Salamanca. En réalité, je me plaisais à m’écouter moi-même me disait- il. Il m’amena donc à me remettre en cause et à tenir compte du niveau des élèves afin de rendre plus fluides mes cours. J’avoue que ce conseil m’a servi jusqu’aujourd’hui et a fait de moi une référence parmi tant d’autres. C’est pourquoi, ne pouvant rester insensible à ton départ, je te dédis ce poème qui, je sais, ne pourra combler ton vide.

EL INOLVIDABLE DON PAULINO

No hay alguien que sea puro

Un hombre sin defecto es raro

Pero contigo, quiero ser sincero

Tus calidades resultan indiscutibles

Tu largo viaje les hace más visibles

Qué decir de tus obras  increíbles

Consagraste toda una vida a la educación

Dedicaste toda tu energía por la instrucción

Tu país, contribuiste a su evolución

En realidad, eres una estrella

Y eres también la luz que sale de ella

Quién me va hablar de Castilla

Has sido para mí una referencia

Tus consejos me salieron de la ignorancia

Y empecé a enseñar con conciencia

Pues la ruina del alma es ciencia sin conciencia

Eres la sal que da el sabor

Cómo expresarte mi dolor

Mis lágrimas no tienen olor

Qué decir de mis llantos, señor

Palabras me faltan en este  momento

Conviene decir que has sido un talento

Y todo el mundo te llama Monumento

Qué guay oírte hablar castellano

La enseñanza era tu arte, paulino

Admitir tu desaparición, no

 Tu ausencia queda igual a tu presencia

Pues eres un artista de mayor importancia

Que los ángeles te den asistencia

Con los ojos llenos de lágrimas

Te digo adiós y hasta más

Que Dios te acepte a su lado porque has sido capaz

Y que para ti la tierra sea luz

Ahora dejas a toda tu familia sin voz

Tío Paulino, descanse en paz

Aristide Bertrand LENDJIGA, Don Aristo, DAP-HO, Franceville.

ORAISON FUNEBRE DE Paulin BITOUGHAT.

(Oyem, le 16 mai 2020)

La mort! la mort! la mort puisqu’il s’agit d’elle reste un mystère! Chacun y cherche un sens. Certains croient en Dieu et en l’existence d’un paradis. D’autres pensent que l’âme du défunt connait une autre vie…

A chacun sa vérité…

Il m’est difficile de prononcer cette élégie, tant la tristesse et le chagrin m’étreignent ; c’est donc vrai que Paulin, Tio, Paulino, Petit s’en est allé là-bas, loin là-bas d’où l’on ne revient pas…

Ainsi donc, Paulin BITOUGHAT, notre parent, notre ami en a fini avec le monde des vivants.

Petit, ici et maintenant mon émotion est grande à l’heure de te dire au revoir. Difficile d’accepter ta disparition car on a tout partagé. Partager les moments de joie comme les épreuves les plus difficiles.

Désormais, nulle part, nous n’entendrons plus ton rire ravageur et communicatif ni ne nous délecterons de ton humour exceptionnel, décapant et souvent instructif. Quel gâchis !

Paulin BITOUGHAT était un « honnête homme ». Il était une belle âme. Paulin était un juste. Elevé par sa mère Pauline BITOUGHAT et son Père Daniel BITOUGHAT dans le respect des valeurs essentielles qui fondent la vie en société, il était la rectitude incarnée. C’était un homme engagé.

C’est pourquoi, toute sa vie durant, il s’impliquait totalement dans tout ce qu’il faisait. Jeune Professeur d’Espagnol, il se donnait sans compter, imaginant de nouvelles approches didactiques, soit individuellement, soit collectivement, pour intéresser ses élèves aux subtilités de la langue de Cervantès. Nombreux sont ses élèves qui, pour lui ressembler, ont embrassé la carrière d’enseignant. Sublime hommage, s’il en est !

 Paulin BITOUGHAT était tant apprécié par les apprenants que par ses collègues. Il aimait tellement son métier que son investissement dans la vie associative scolaire était des plus riches. Ainsi, pendant près de 10 ans, tu fus Encadreur principal de l’Appariement international entre le Lycée d’Etat de l’Estuaire et le Collège André LAHAYE d’Andernos-les-Bains (Bordeaux).

C’est sous ta férule également que l’équipe de Volley-ball du Lycée d’Etat de l’Estuaire, s’était qualifiée aux Jeux d’Afrique de Volley-ball.

Paulin, tu ne fus pas qu’un Enseignant émérite, mais aussi un Interprète Traducteur très sollicité, un bon Chef d’Etablissement scolaire et dans une autre vie, tu avais fait merveille sur les terrains de football. Si les anciens le savent, il n’est pas de même des plus jeunes. Ton club de toujours fut Aigle Royal.   

Deuxième fils d’une fratrie de treize enfants, tu étais le relai, la courroie de transmission, le lien entre les membres de la famille. Tu étais un frère, un époux, un papa, un oncle, un grand-père merveilleux, toujours soucieux de l’intérêt et du bien-être de chacun.

En peu de mots, tu étais un vrai papa bonheur !

Tu vas cruellement leur manquer, notamment tes enfants et petits-enfants qui, affectueusement t’appelaient : Monsieur mon père, Pa Paulin, Papi, Abuelo et même

« Le gorille d’Adzabelone », ainsi que tu le voulais.

 » Petit », ton amitié fidèle et inconditionnelle est désormais un néant insondable, une blessure sans remède. Car tu as emporté avec toi cette magie qui la rendait unique, c’est-à-dire irremplaçable.

Tu savais à merveille cultiver l’amitié. La convivialité était ta religion. De ce fait, être ton ami, c’était être de ta famille, c’est-à-dire être ton frère ou ta sœur de cœur. Cela s’est vérifié partout où tu habitais à Akébé, dans le club de jeunes « Les Matelots d’Akébé ville », à la Sorbonne, à Glass, au CEI, tout comme à Bikélé.

Tu étais un passionné de la vie et des hommes dans leurs diversités. Quel que soit leur statut social, tu les aimais avec la même humanité. Aux uns et aux autres, selon les besoins de chacun, tu étais toujours disposé à apporter ton concours. Cette louable et généreuse inclinaison t’amenait, quitte à te priver, à donner sans compter. 

« Petit », tout chez toi était si parfait : ta gentillesse, ta générosité, ton incroyable intelligence… D’une grande amabilité, tu avais toujours une oreille attentive et un mot gentil pour tes amis. Ta présence irradiait chaque pièce où tu te trouvais et les gens, charmés par ta simplicité, avaient l’impression de te connaître depuis toujours.

Aujourd’hui, 16 mai, nous enterrons notre frère Paulin BITOUGHAT qui nous a quittés le dimanche 3 mai 2020, à l’âge de 67 ans, laissant une veuve, sa douce et tendre Rachel, ainsi qu’une nombreuse famille.

Paulino, tu es parti trop tôt. Bien pis, tu es parti dans des conditions troubles, qui n’ont pas manqué d’interroger et interroge encore. En effet, au moment où la terre de tes ancêtres va ensevelir ton corps, comment ne pas penser au martyre que tu as souffert, avant de rendre l’âme ? Comment ne pas pointer un doigt accusateur, tant nombreux sont les manquements observés ici et là ?

Tu n’avais pas fini ton parcours ; non, tu ne l’avais pas encore fini… Des projets, tu en avais encore pleins la tête. Notamment un ! Et tu y tenais tout particulièrement.

En effet, étant désormais à la retraite, tu avais la légitime ambition de terminer ta maison de Bikélé, où tu envisageais te retirer, loin des bruits et des tracas de Libreville, avec ta Rachel de toujours, de tous les instants.

 Aujourd’hui, c’est un rêve brisé. Ta mort précipitée y ayant mis un terme brutal et inexpliqué.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers parents, amis, connaissances et alliés, je ne puis clore cette eulogie sans laisser Paulin nous parler :

« Malgré la période exceptionnelle marquée par la limitation des déplacements et autres mesures dues au à la pandémie du COVID-19, vous êtes tous là. Je sais que n’eût été ces contraintes, bien plus nombreux vous auriez été.

Coucou, Ama, Florita, le Costaud,  » Petit », vous teniez donc tant à moi ?

Je vous aime moi aussi.

Consolez Rachel. Dites-lui que ce n’est pas ma décision.

Merci à tous. Du haut de mon coin de ciel bleu, avec mes nouveaux potes, qui ne sauraient cependant vous remplacer. Eux, je les connais depuis peu et vous depuis toujours. Vos paroles me sont allées droit au cœur. Soyez forts, soyez solidaires. Tournez le dos à la mesquinerie. Qui de vous sait, de quoi sera fait demain ? Comme moi, j’ai été de passage, n’oubliez jamais que vous l’êtes aussi. Supportez-vous. Ainsi va la vie, elle chemine toujours avec sa compagne la mort !

Je vois des larmes perler sur des joues. Ne me plaignez pas. Ne pleurez pas sur mon sort. Que ce joli poème de Saint Augustin vous rassure :

Je vis toujours

La mort n’est rien,

Je suis seulement passé, dans la pièce d’à côté.

Je suis moi. Vous êtes-vous.

Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,

Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.

N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison

Comme il l’a toujours été,

Sans emphase d’aucune sorte, Sans trace d’ombre ;

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été

Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de vos pensées,

Simplement parce que je suis hors de votre vue,

Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Vous voyez, tout est bien. »

La mort de Paulin nous enseigne qu’il est nécessaire et urgent d’aimer de son vivant, « Aimons-nous de notre vivant ».

« Petit », tu es parti, nous ne te verrons plus, plus jamais

 ¡Tío Paulino que vayas en paz con la protección de Dios!

Nous t’aimons encore et à jamais.

En chacun de nous, vivra toujours une parcelle de toi.

Que Dieu te couvre de sa grande bonté.

Repose en Paix, en cette terre où battent l’âme et le cœur de tes ancêtres.

¡Adiós, Paulino!

Alfred MEMINE ME ZUE, Ami intime de Paulin Bithougat.